Certains règlements qui régissent le football professionnel évolueront dès la saison prochaine. En effet, ce vendredi 24 mars, l’International Football Association Board (IFAB), en collaboration avec la FIFA et d’autres fédérations, a publié plusieurs amendements aux lois du jeu qui entreront en vigueur à partir du 1er juillet 2023

A commencer par l’attitude d’Emiliano Martinez lors de la séance des tirs au but de la finale du Mondial 2022, qui ne pourra plus se reproduire. Afin de respecter le jeu et le fair-play, les gardiens n’auront plus le droit de distraire abusivement le tireur d’un penalty, sous peine de sanction. 

« Le gardien ne peut distraire abusivement le tireur, par exemple en retardant l’exécution du penalty ou en touchant les poteaux, la barre transversale ou les filets », prévient l’IFAB, qui a également en ligne de mire les célébrations trop longues.

« Les célébrations de but seront dorénavant décomptées séparément afin de souligner qu’elles génèrent souvent une grande quantité de temps perdu, qui doit être compensée par l’arbitre », estime l’IFAB. De fait, l’arbitre décomptera les secondes perdues pendant les scènes de joie et les rajoutera au temps additionnel.

D’autres légères modifications ont été apportées, notamment lorsque l’arbitre se rend compte avant la reprise du jeu qu’une personne supplémentaire était sur le terrain au moment où le but a été marqué et que cette personne a interféré avec le jeu. « L’arbitre devra refuser le but si la personne supplémentaire était un joueur, un remplaçant, un joueur remplacé, un joueur exclu ou un officiel de l’équipe qui a marqué le but », liste l’IFAB. 

Et de poursuivre : « Le jeu doit reprendre par un coup franc direct à l’endroit où se trouvait la personne supplémentaire. En revanche, si le but est marqué alors qu’un agent extérieur n’ayant pas interféré dans le déroulement est entré sur le terrain, l’arbitre doit valider le but. »

Enfin, concernant les hors jeu, « un joueur en position illicite qui reçoit un ballon joué délibérément par un adversaire, y compris de la main ou du bras, n’est pas considéré comme tirant un quelconque avantage de sa position, sauf en cas de sauvetage délibéré par un adversaire », conclut l’IFAB.