Afin d’encourager les agriculteurs et sociétés de commercialisation de semences à utiliser les nouvelles variétés de céréales, légumineuses alimentaires et oléagineux, quatre plateformes de démonstration ont été créées dans différentes régions du Maroc par l’Institut national de recherche agronomique (INRA), en collaboration avec le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (ICARDA).
Principaux bassins de productions agricoles du Royaume, Saïss (Douyet), Zaër (Marchouch), Tadla (Afourer) et Haouz (Tassaout) ont été choisis par l’INRA pour accueillir ces plateformes. A Marchouch, commune de la province de Khémisset, située à une soixantaine de kilomètres de Rabat, le ministre de l’Agriculture, Mohamed Sadiki, a visité l’une de ces quatre plateformes de démonstration, le mardi 11 avril.
Un déplacement qui souligne l’importance capitale de la création variétale dans la stratégie Génération Green 2020-2030. En effet, l’une des priorités du gouvernement en termes d’agriculture est de s’adapter à la nouvelle donne climatique, notamment les épisodes de sécheresses successives et un déficit pluviométrique. De fait, il est nécessaire de développer des variétés tolérantes à la sécheresse.
Pour le moment, les résultats sont encourageants. « La nouvelle variété de blé dur, « Nachit », produit en moyenne 30% de plus qu’une variété moins tolérante à la sécheresse. La variété de blé tendre « Malika », quant à elle, présente un rendement grain de 60 qx/ha, soit un gain en rendement de 20%« , indique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.
S’agissant de l’orge, aliment nécessaire à la survie du bétail, « la variété Chifaa, inscrite au catalogue officiel de l’ONSSA depuis 2016, constitue la première variété d’orge à grain nu du continent africain, qui présente une teneur en bêta glucane de 8% (un type de fibre soluble qui a des bienfaits sur la gestion des taux de cholestérol élevés, ndlr)« , assure le département de l’Agriculture.
En tout et pour tout, l’INRA, en collaboration avec l’ICARDA, est « appelé à développer entre 30 et 50 nouvelles variétés (toutes filières confondues) avec une augmentation du rendement d’au moins 50%« , précise le ministère de tutelle.
Par ailleurs, la visite de Mohamed Sadiki a permis de passer en revue le programme du semis direct ainsi que le programme de multiplication des semences de pré-base et de base des nouvelles variétés concédées ou en phase de concession.