Intervenant ce lundi 17 avril lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, s’est arrêté sur plusieurs points allant de l’attraction des compétences marocaines résidant à l’étranger à l’enseignement de l’intelligence artificielle dans les universités, en passant par l’amélioration de la capacité d’accueil des cités universitaires.
Compétences marocaines du monde
« Comme vous le savez, il y a aujourd’hui une course mondiale au capital humain. La globalisation et la conjoncture actuelle accentuent cette tendance. L’attraction des compétences marocaines résidant à l’étranger figure ainsi parmi les grands chantiers prioritaires sur lesquels le ministère travaille, conformément aux hautes orientations royales », a souligné Abdellatif Miraoui.
Le ministre a rappelé que les compétences marocaines du monde n’avaient pas été exclues du Plan national de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (Pacte Esri 2030).
« Nous sommes en train d’actualiser et de promouvoir le Forum international des compétences marocaines à l’étranger (FINCOME). L’élaboration du nouveau statut du corps des enseignants-chercheurs, qui devrait voir le jour dans les semaines à venir, a par ailleurs atteint sa phase finale. »
Abdellatif Miraoui a en outre précisé qu’un décret portant statut particulier du corps des enseignants-chercheurs serait élaboré pour permettre à ces compétences de passer des concours et décrocher des postes dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Cités universitaires : 300.000 lits supplémentaires d’ici 2030
Miraoui est également revenu sur les mesures initiées en vue de limiter le décrochage universitaire dû initialement à la faiblesse de la capacité d’accueil des cités universitaires.
« Les cités universitaires figurent aujourd’hui parmi les priorités du ministère. Leur capacité d’accueil est effectivement faible puisque nous ne disposons pour l’heure que de 93.000 lits, au moment où les universités marocaines comptent pas moins de 1.250.000 étudiants et étudiantes », a-t-il indiqué.
« Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé cette semaine par le ministère pour mettre en place 300.000 lits supplémentaires d’ici 2030. »
Enseignement de l’intelligence artificielle dans les universités
Afin d’accompagner les changements suscités par l’essor de l’IA, le ministère de l’Enseignement supérieur considère l’intégration de modules dédiés à l’intelligence artificielle dans le cursus universitaire.
« Nous envisageons de réformer tous les cursus universitaires de sorte qu’ils intègrent, à l’avenir, des matières consacrées à l’intelligence artificielle », a annoncé Abdellatif Miraoui.