Dans un exposé sur le bilan des activités de l’ANRUR au titre de 2022 et son plan d’action pour la période 2023-2025 présenté lors de la 3e session de son Conseil d’administration, Mme Aktitou a souligné l’adoption d’une stratégie « globale, intégrée et innovante basée sur la proactivité, la coordination et la coopération conjointe en vue de traiter la problématique des bâtiments menaçant ruine ».
Dans ce cadre, l’ANRUR a signé un mémorandum d’entente avec les différents acteurs de la région de Rabat-Salé-Kénitra, en tant que région pilote, comme convenu lors du précédent conseil, a-t-elle précisé, ajoutant que la création d’un système d’information et la définition de scénarios d’intervention sur le terrain conformément à la loi 94.12 exige le choix d’une région pilote avant une généralisation aux autres régions.
Et de rappeler que ce mémorandum d’entente, signé le 18 avril 2022, vise à établir un diagnostic précis et actualisé sur les bâtiments dégradés dans la région.
Une expertise a été ainsi menée pour recenser les immeubles classés à un degré élevé de dangerosité, a poursuivi la responsable, indiquant que des scénarios d’intervention ont été définis afin de traiter ces immeubles conformément à la loi précitée.
Contactée par médias24, une source de l’ANRUR a indiqué que le mécanisme d’alerte précoce est toujours en phase de test. « Il sera d’une importance cruciale car il permettra de créer une base de données contenant tous les bâtiments menaçant ruine, et facilitera ainsi la prise de décision », a précisé la même source.
(Avec MAP)