Le Sommet était initialement prévu en mars, mais les Etats membres arabes ont exprimé leurs inquiétudes quant à un dialogue public avec le gouvernement israélien de droite, écrit Axios.
« L’administration Biden et les responsables du gouvernement israélien espéraient que le Sommet se tienne le 25 juin, sauf que les Marocains ont de nouveau demandé aux États-Unis de reporter la réunion en raison de Aïd al-Adha », ont déclaré trois responsables américains et israéliens au site d’information américain.
Report au mois de juillet
Les trois responsables ont affirmé à Axios que le Maroc a demandé de reporter la tenue du Sommet au mois de juillet. « Le ministère marocain des Affaires étrangères s’est abstenu de commenter », précise le site d’information américain.
« Les responsables américains et israéliens affirment que l’administration Biden pense que l’utilisation d’un nom plus général ou d’un acronyme aidera à convaincre davantage de pays de la région de se joindre à cette initiative », ajoute la même source.
L’Association des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (AMENA) est la nouvelle appellation proposée, d’après les trois responsables cités par Axios.
Le Maroc a suggéré d’inclure le mot ‘paix’ de sorte que le Sommet soit dénommé AMENA PD, ou l’Association des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord pour la paix et le développement, ont indiqué les responsables.
« Aucune décision finale n’a été prise », ont-ils néanmoins souligné.
« Rien à annoncer pour le moment » (porte-parole du département d’État US)
Un porte-parole du département d’État, lui, a refusé de commenter les discussions diplomatiques privées, et a déclaré qu’il n’avait rien à annoncer pour le moment, indique Axios.
« Le Forum du Néguev démontre la promesse et les avantages tangibles de l’intégration régionale, rassemblant la région pour discuter de solutions aux défis communs. Nous continuons à consulter nos partenaires au sujet d’une deuxième réunion ministérielle du Néguev cette année », a déclaré le porte-parole au site d’information américain.
Un envoyé spécial à la promotion des accords d’Abraham
La Chambre des représentants des États-Unis vient d’adopter une loi qui somme l’administration Biden de nommer un envoyé spécial à la promotion des accords d’Abraham. « Le vote a été favorable à une écrasante majorité », écrit The Times of Israel.
Cet envoyé spécial sera chargé d’encourager d’autres pays à emboîter le pas aux Émirats arabes unis, au Bahreïn et au Maroc, qui avaient normalisé leurs relations avec Israël en 2020.
Il a également pour mission de renforcer les accords désormais conclus entre Israël et les pays à majorité arabe, tout en coordonnant les efforts au sein du gouvernement américain et en s’engageant au niveau diplomatique auprès des gouvernements étrangers, des organisations à but non lucratif et des autres acteurs, poursuit The Times of Israel citant le texte de loi.
La Commission des relations étrangères au Sénat présentera à son tour une loi visant à dynamiser les accords d’Abraham. Un conseiller du Sénat a confié, le mardi 13 juin au journal israélien, qu’elle comprendra une section comparable à la législation qui vient d’être approuvée par la Chambre des représentants.
Le conseiller, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a noté que le projet de loi du Sénat s’appuyait sur une approche plus holistique concernant le renforcement des accords d’Abraham par rapport à celui adopté à la Chambre, qui s’est spécifiquement concentré sur l’établissement d’un poste d’envoyé spécial, précise The Times of Israel.
« La législation du Sénat encouragera également l’élargissement du forum du Néguev – une initiative qui avait été prise par l’administration Biden et qui cherche à mettre en œuvre des projets régionaux dans de multiples domaines tout en améliorant la situation et les revenus des Palestiniens », conclut la même source.