« Depuis le début de l’année, plus de 9.000 migrants en détresse reconduits à la frontière par l’Algérie se sont retrouvés bloqués à Assamaka », ville située dans la région désertique d’Agadez, près de l’Algérie, indiquent le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) et l’OIM.
Selon les autorités régionales d’Agadez, 9.192 migrants (8.828 hommes, 161 femmes, 152 garçons et 51 filles), la plupart originaires d’Afrique subsaharienne, sont arrivés à Assamaka depuis le début de l’année, provoquant « une situation humanitaire critique ».
En avril, le nombre de migrants à Assamaka était estimé à quelque 4.500.
Débordé par l’afflux, le centre de transit géré par l’OIM ne peut prendre en charge tous les migrants et la plupart vivent dans des conditions extrêmement précaires, sans ressources pour rentrer dans leur pays, avaient constaté des journalistes de l’AFP, en avril, à Assamaka.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fourni du matériel médical, dont 2,9 tonnes de kits de médicaments. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a livré plus de 180 tonnes d’aliments et Médecins sans frontières (MSF) y a déployé des ressources humaines « supplémentaires » comme des médecins, infirmiers ou psychologues, relève l’OCHA.
En mai, 1.446 migrants ont bénéficié des vols retour dans leurs pays, assure l’organisme onusien.
Considéré comme un eldorado et un point de transit vers l’Europe, l’Algérie a expulsé depuis 2014 des dizaines de milliers de migrants irréguliers originaires d’Afrique de l’Ouest et Centrale, selon les Nations unies.
Certains de ces migrants tentent de survivre en Algérie, souvent en mendiant, quand d’autres cherchent à gagner l’Europe.
(Avec AFP)
LIRE AUSSI:
https://medias24.com/2023/03/24/insoutenable-situation-des-migrants-abandonnes-dans-le-desert-du-niger-par-lalgerie/