Aziz Ghali a publié, le jeudi 20 juillet sur son compte Facebook, une photo de la convocation l’appelant à se présenter au siège de la BNPJ le vendredi 21 juillet.

Il a accompagné la photo de la convocation d’un commentaire dans lequel il a déclaré : « Quinze jours après le dépôt de plainte de l’AMDH concernant le sang contaminé, la Brigade nationale se mobilise pour entendre les déclarations de l’association. Ce dossier doit être mené à terme afin de découvrir la vérité, car on ne peut pas prendre à la légère la santé des Marocains ».

L’association avait déposé une plainte le 6 juillet dernier affirmant que trois poches de sang avaient été prélevées sur une personne atteinte du virus du SIDA. Dans une émission mise en ligne le 13 juillet avec Hamid El Mahdaoui, Aziz Ghali a déclaré que la première poche aurait été donnée à une femme dans une clinique privée, la deuxième envoyée à l’hôpital 20-Août à Casablanca, et seule la troisième poche aurait été retrouvée.

« Le ministre était au courant par plusieurs canaux, notamment le Syndicat de la Confédération démocratique du travail », est-il écrit sur ce document présenté lors de l’émission.

Hicham Rahil, chef de cabinet du ministre de la Santé et de la protection sociale, a répondu à ces accusations dans le cadre d’une émission diffusée ce dimanche 16 juillet sur MFM Radio.

Il a rappelé que « Khalid Ait Taleb, actuel ministre de la Santé, n’a été désigné qu’en octobre 2019 ; or l’incident relevé par Aziz Ghali date de trois mois avant cette désignation ». Le ministre n’a donc pas pu être mis au courant immédiatement.

Il explique ensuite que, techniquement, cette erreur ne peut se produire, arguant que « la machine utilisée pour le prélèvement du sang lors des dons relève les résultats du sang et indique immédiatement si la personne est séropositive. En cas de séropositivité, le sang est automatiquement détruit », selon lui.