Jusqu’à ce coup d’Etat, ce pays d’Afrique centrale riche en pétrole était dirigé depuis plus de cinquante-cinq ans par la famille Bongo.
Ali Bongo, qui a succédé à son père en 2009, a été placé en résidence surveillée, « entouré de sa famille et de ses médecins », alors que l’un de ses fils, Noureddin Bongo Valentin, a été arrêté notamment pour « haute trahison », ont annoncé les militaires putschistes à la télévision d’Etat.
Une série d’arrestations ont également visé six autres hauts responsables du régime, tels que le directeur de cabinet de Ali Bongo et son directeur adjoint, des conseillers de la présidence, ainsi que les numéros un et deux du tout-puissant Parti démocratique gabonais (PDG).
Le chef de la garde présidentielle, le général Brice Oligui Nguema, a quant à lui été porté en triomphe par des centaines de militaires, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.
Les réactions internationales à ce nouveau coup d’Etat dans un pays d’Afrique francophone n’ont pas tardé : la Chine a appelé à « garantir la sécurité de Ali Bongo », tandis que la France a « condamné le coup d’Etat militaire en cours ». La Russie a fait part de sa « profonde préoccupation ».
Ali Bongo appelle à l’aide
Dans une vidéo diffusée ce mercredi 30 août, Ali Bongo affirme être dans sa résidence et appelle ses soutiens à « faire du bruit ».
Gabon Devlet Başkanı Bongo bir video yayınlayarak hayatta olduğunu ve evinde olduğunu doğruladı.#Gabon #viralvideo #bubagirl #snapchat #IdolyfePanaroma #Bongo pic.twitter.com/ET86LRUSyG
— Anadolu Haber (@_anadoluhaber) August 30, 2023
(Avec AFP)