Si les exportations de tomates marocaines affichent des résultats satisfaisants, ce n’est pas en raison d’une augmentation de la quantité exportée « qui est quasiment équivalente à celle de la campagne précédente », assure à Médias24 une source professionnelle.
L’explication se situe plutôt au niveau « d’une moyenne de prix supérieure à celle des précédentes campagnes, tous segments de la tomate confondus », poursuit notre source.
Le Maroc a exporté 716.700 tonnes durant la campagne 2022-2023. Cette production est issue d’une superficie cultivée, principalement dans la plaine de Chtouka, de l’ordre de 7.200 hectares, réparties entre la tomate ronde (3.700) et la tomate segmentée (3.500).
Les recettes générées sont estimées à 10,2 milliards de DH, « soit 13,95 DH brut le kilo, dont il faut déduire les frais d’emballage, le transport vers l’étranger et la commission, mais aussi les frais au niveau production », précise notre interlocuteur.
Toutefois, ces résultats positifs ne doivent pas faire oublier les obstacles qui se dressent face à cette culture. En effet, la gestion des ressources hydriques dans le Souss n’est pas une mince affaire. Qui plus est à la lumière des besoins agricoles de cette zone, certes productive, mais gourmande en eau.
La hantise des producteurs de tomates est d’être confrontés à une pénurie d’eau au milieu du cycle de production, à savoir vers le mois d’octobre. En outre, « le virus est présent et il peut occasionner beaucoup de dégâts », prévient une source professionnelle.
Le virus en question est celui des fruits bruns et rugueux de la tomate (ToBRFV). Inoffensif pour l’homme, ce virus est toutefois dévastateur pour certaines cultures maraîchères, dont la tomate. « Il peut anéantir des mois de travail en une semaine seulement », s’inquiète notre interlocuteur, précisant que cette angoisse est partagée par les agriculteurs de plusieurs pays, notamment européens.
https://medias24.com/2023/08/03/un-virus-devastateur-menace-les-cultures-maraicheres-notamment-la-tomate/