Depuis le début du mois de septembre, Tanger se distingue avec un cumul de précipitations impressionnant de 217.8 mm, atteignant son pic le 20 octobre avec 63 mm. En comparaison, durant la même période l’année précédente, la ville n’avait enregistré que 2,4 mm. Même par rapport à la normale pluviométrique, Tanger a reçu plus du double.
Ifrane se positionne en deuxième place cette année avec 87,5 mm, le 20 octobre étant également le jour le plus arrosé avec 50 mm. Cependant, cette mesure est légèrement inférieure à celle de l’année passée, où Ifrane avait cumulé 98 mm durant la même période. Cette ville reste, dans les deux cas, en dessous de sa normale pluviométrique.
Kénitra occupe la troisième place cette année avec un total de 76,3 mm, contre seulement 17,8 mm pendant la même période de l’an dernier. En 2023, elle se situe quasiment dans la normale pluviométrique.
Quant à Safi, elle enregistre le cumul le plus faible avec seulement 3 mm.
Le Nord a reçu les plus grandes quantités de pluie, avec l’effet que l’on espère sur les réserves des barrages et les zones agricoles. Le Gharb, si l’on en juge par Kénitra, se situe dans la normale et nettement en avance sur la précédente saison agricole.
Le Souss, à en juger par Agadir, se porte également bien mieux que la normale, avec 36 mm de pluie entre le 1er septembre et le 25 octobre. Les Doukkala semblent avoir été bien arrosées, si l’on en juge par El Jadida, qui est au-dessus de la normale de saison.
Depuis l’année dernière, les zones ouest du Maroc, qu’elles soient au Nord ou au Sud, sont mieux arrosées que la normale. C’est le cas d’Errachidia (54,4 mm cette année), d’Oujda (58,6 mm cette année) et de Nador (65,2 mm).
Les barrages situés dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, grands bénéficiaires des dernières précipitations
Grâce aux dernières précipitations, les barrages de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont cumulé un volume de 700,37 millions de m³.
Les retenues de ces barrages, dont la capacité dépasse 1,721 milliard de m3, se sont élevées, à ce jour, à un taux de 40,67%, contre environ 652,7 millions de m3 durant la même période de l’année précédente (37,91%).