« À ce stade, le trimestre n’est pas considéré comme perdu ; des efforts sont déployés pour fournir un soutien et une récupération pédagogique adéquats, de même que la politique de la main tendue permet d’espérer que la raison et l’intérêt supérieur des enfants prévaudraient », confirme à Médias24 une source autorisée du ministère de l’Education nationale.
Selon notre source, un programme d’appui scolaire est en cours d’élaboration.
« Ce programme sera assuré par des enseignants non grévistes pour les cycles d’enseignement secondaire, ainsi que par des associations qui travaillent en collaboration avec les établissements scolaires pionniers, dans le cadre du programme d’accompagnement et de soutien scolaire au primaire adopté par le ministère. Car l’enjeu n’est pas seulement de rattraper les heures perdues, mais de faire en sorte que ce rattrapage soit efficace », souligne notre interlocuteur.
« Or force est de constater que même lorsque le temps scolaire est assuré, les résultats ne sont pas au rendez-vous. C’est pour cela que nous avons lancé le projet ‘écoles pionnières’ qui met l’accent sur les apprentissages en classe. Une première évaluation de l’impact de ce programme a montré que la majorité des élèves, de la deuxième à la sixième année de l’enseignement primaire, ont fait des progrès significatifs dans les compétences évaluées, avec une multiplication par quatre pour les mathématiques, par deux pour l’arabe et par trois pour le français. Cela équivaut à rattraper une ou deux années d’études pour les compétences de base dans les matières concernées en seulement deux mois. »