Le Qatar, médiateur clé, avait annoncé, le mercredi 22 novembre, une trêve renouvelable de quatre jours dans les combats, doublée d’un échange d’otages retenus à Gaza et de Palestiniens détenus dans trois prisons israéliennes.
L’accord prévoit un échange « de 10 otages contre 30 prisonniers » au premier jour de la trêve, pour un total de 50 otages civils libérés en quatre jours contre 150 Palestiniens. Israël a diffusé une liste de 300 prisonniers, 33 femmes et 267 jeunes de moins de 19 ans, dont « 49 membres du Hamas, susceptibles d’être relâchés ».
Mais le chef du Conseil national de la sécurité israélien, Tzachi Hanegbi, a déclaré dans la nuit que la libération des otages n’interviendrait « pas avant vendredi ».
« Nous espérons que le cadre (de l’accord) prendra effet demain, nous attendons la signature », a indiqué à l’AFP un responsable israélien sous condition d’anonymat, faisant état de « nouvelles requêtes » du Hamas. Mais selon un responsable palestinien ayant aussi requis l’anonymat, les discussions achoppent sur les « noms des otages israéliens et les modalités de leur remise » à une tierce partie.
Cette trêve « ne peut pas seulement être une pause », a plaidé mercredi l’ambassadeur palestinien à l’ONU, appelant à l’utiliser pour empêcher la « reprise de l’agression » israélienne.
L’accord a été annoncé au 47e jour de la guerre. Les bombardements ont dévasté le territoire palestinien et provoqué une grave crise humanitaire selon l’ONU, avec notamment le déplacement de plus de 1,7 million sur les 2,4 millions d’habitants de Gaza, où l’aide entre au compte-gouttes.
(Avec AFP)