Selon le rapport de la FIFA, également publié sur le site officiel de la Confédération africaine de football (CAF), le football marocain vit actuellement une période de prospérité historique. Preuve en est des éléments suivants :
- L’équipe nationale marocaine a atteint les demi-finales de la Coupe du monde FIFA Qatar 2022, terminant quatrième du tournoi.
- L’équipe féminine a quant à elle atteint les huitièmes de finale de la Coupe du monde féminine FIFA 2023.
- L’équipe nationale des moins de 17 ans s’est arrêtée en quart de finale de la Coupe du monde FIFA Indonésie 2023.
- L’équipe olympique marocaine a remporté la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 23 ans et s’est qualifiée pour les Jeux olympiques de Paris 2024.
- L’équipe nationale de futsal a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde FIFA de futsal en Lituanie 2021, puis a remporté la Coupe des Confédérations 2022, ce qui l’a propulsée à la huitième place du classement mondial, un exploit sans précédent.
Ces succès sans précédent, réalisés en un temps record, sont survenus après une période où le Maroc n’était pas particulièrement en vue sur la scène internationale. C’était sans compter un plan préparé depuis plusieurs années qui a porté ses fruits.
Les années maigres
Les récents succès du football marocain ne sont pas le fruit du hasard. Comme le souligne le rapport, ces réalisations « résultent d’un effort concerté et soutenu à tous les niveaux, reflétant un investissement sportif à long terme dans le pays ». Cette période de renaissance contraste vivement avec les deux décennies précédentes, où le football marocain a connu des échecs notables.
Entre 1998 et 2018, le Maroc a été absent de plusieurs compétitions majeures, ce qui, selon le rapport, est dû à « un manque d’organisation dans la découverte et le développement des talents, ainsi qu’une absence d’attitude professionnelle dans le football national ».
Cependant, l’arrivée de Fouzi Lekjaa à la présidence de la Fédération royale marocaine de football en 2017 a marqué un tournant. Le rapport met en exergue la stratégie de Lekjaa, qui a englobé « toutes les catégories d’âge des équipes nationales, tant masculines que féminines ». Son approche a non seulement encouragé les clubs à contribuer activement au développement du football national, mais a aussi conduit à des améliorations significatives dans les performances et les infrastructures.
Le début du succès
Depuis l’arrivée de Fouzi Lekjaa à la tête de la FRMF, le football marocain a connu une transformation spectaculaire. Le rapport indique que « la fédération a concentré ses efforts sur la construction de nouveaux stades et la rénovation des stades existants ». Cette initiative ambitieuse a modernisé les infrastructures sportives du Maroc, et a également permis au pays de se positionner comme un candidat sérieux pour accueillir d’importants événements footballistiques internationaux.
En effet, grâce à ces efforts, « le Maroc est aujourd’hui en mesure d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et de soumettre une candidature réussie pour coorganiser la Coupe du monde FIFA 2030 avec l’Espagne et le Portugal », selon le rapport.
Parallèlement, l’implication du Roi Mohammed VI a été cruciale. En 2009, le Souverain a inauguré l’Académie Mohammed VI de football ; un investissement de 13 millions d’euros dédié au développement du football national. Le rapport décrit cette académie comme un « immense succès, alliant éducation et sport avec des installations modernes », une combinaison qui a favorisé l’émergence de talents exceptionnels.
L’académie est créditée pour avoir produit des joueurs de renom tels que Youssef En-Nesyri et Nayef Aguerd. « Elle est devenue une source inestimable de talents pour les équipes nationales du Maroc », affirme le rapport, soulignant son rôle dans le succès international des équipes marocaines, tant chez les hommes que chez les femmes.
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