Mohamed Ould Abdel Aziz répondait depuis le 25 janvier avec dix autres personnalités, dont deux anciens premiers ministres, d’anciens ministres et des hommes d’affaires, des chefs d' »enrichissement illicite« , « abus de fonctions« , « trafic d’influence » ou « blanchiment« .

Après plusieurs jours de délibéré à huis clos, la cour n’a retenu contre lui que l’enrichissement illicite et le blanchiment. Elle a ordonné la confiscation des biens acquis par des agissements tombant sous le coup de ces deux qualifications, et prononcé la déchéance de l’ancien président de ses droits civiques.

L’ancien chef de l’Etat a accueilli le jugement sans réagir.

À 66 ans, il devient l’un des rares ex-chefs d’Etat en Afrique condamnés pour enrichissement illicite dans l’exercice du pouvoir. Ses pairs, jugés par les justices nationale ou internationale, le sont surtout pour des crimes de sang, à l’instar de l’ancien dictateur guinéen Moussa Dadis Camara, jugé depuis septembre 2022.

Avec cette condamnation, Mohamed Ould Abdel Aziz, détenu depuis le 24 janvier 2023 après avoir passé plusieurs mois en détention en 2021, poursuit sa descente aux enfers sous son successeur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, l’un de ses plus fidèles compagnons par le passé.

(Avec AFP)