« Le lancement du visa électronique en juillet 2022 représente l’une des initiatives de notre pays qui en a considérablement renforcé l’attractivité touristique », nous explique Fatim-Zahra Ammor. Elle s’appuie sur des chiffres qui démontrent que pas moins de 95% des e-visas délivrés entre juillet 2022 et novembre 2023 l’ont été pour des motifs de voyages touristiques.
« Le marché indien s’est hissé à la deuxième place »
Les visas électroniques ont révélé un intérêt prononcé de certains pays pour le Maroc, notamment l’Inde qui, moins d’une année après son lancement, s’est rapidement hissée à la deuxième place en termes de demandes de e-visas, représentant 12% du total, précise la ministre.
Elle ne cache d’ailleurs pas son optimisme sur la poursuite de la croissance indienne, expliquant que l’intérêt des touristes indiens pour le Maroc a conforté son département dans la nécessité d’ouvrir une délégation de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) dans ce pays en 2023 afin de développer ce marché prometteur.
En mars dernier, Fatim-Zahra Ammor avait en effet constaté une adoption croissante de l’e-visa, notamment sur le marché émergent de l’Inde, où les demandes avaient alors progressé de 347%.
Les visas électroniques en chiffres
Sur l’évolution de la délivrance des e-visas depuis leur lancement, la ministre révèle que 209.075 e-visas ont été octroyés sur la période juillet 2022 – novembre 2023, dont 96% e-visas tourisme contre 4% pour les hommes d’affaires souhaitant investir au Maroc, « soit 70.347 délivrés entre juillet et décembre 2022 dont 97% pour motif touristique et 138.728 entre janvier et novembre 2023 dont 95% de e-visas tourisme ». Une moyenne mensuelle de 11.725 e-visas ont été octroyés sur la période juillet-décembre 2022 contre 12.612 sur la période janvier-novembre 2023, soit une croissance de 8%.
Les chiffres montrent que 47% des e-visas ont été octroyés aux marchés israélien, indien (12%), nigérian (5%), égyptien (5%), pakistanais (4%), jordanien (4%), ukrainien (2%) et thaïlandais (2%).
Ce classement augure, à terme, une montée en puissance des arrivées de ces pays émergents qui peuvent s’avérer très lucratifs, même si plusieurs d’entre eux nécessitent des vols long-courriers.