Suite à la tenue des Assemblées générales nationales dans les différentes facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire, pour discuter du dossier revendicatif et l’approuver, la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie appelle à une grève ouverte à partir de ce samedi 16 décembre.

Les étudiants dénoncent une « persistance des problèmes de surcharge et de flou, dans un contexte de planification non structurée » et appellent à engager une « réforme globale de la formation avec toute la responsabilité et l’engagement requis », souligne la Commission dans un communiqué.

« Après avoir épuisé tous les canaux de dialogue et de débat, face à l’intransigeance et aux atermoiements des responsables dans de longues réunions qui peuvent être qualifiées de vides, nous tenons directement [pour] responsables les ministères de la Santé et de la protection sociale, de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, de l’état d’ébullition et de mécontentement dans le milieu étudiant et dans les précédentes assemblées générales au cours desquelles les étudiants ont affirmé qu’il n’était plus possible de garder le silence face à ces dépassements récurrents et aux politiques sectorielles qui menacent la qualité de la formation », poursuit la même source.

Après consultation des assemblées générales au cours desquelles 97% des étudiants en médecine et 91% des étudiants en pharmacie ont voté avec approbation les prochaines étapes, les étudiants des filières de médecine et de pharmacie se déclarent en grève globale et ouverte des stages hospitaliers, des cours théoriques et pratiques, avec un boycott concomitant de tous les examens et évaluations, à compter du samedi 16 décembre 2023.

Les étudiants en médecine dentaire s’engageront, eux, dans le processus de revendication en mettant en place un programme de manifestation adapté aux spécificités de la filière de médecine dentaire, précise enfin le communiqué.

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