« Je confirme que la grève est un droit garanti par la Constitution. Toutefois, la loi insiste sur le principe de la rémunération en contrepartie du travail. C’est ce qui a été appliqué par tous les gouvernements successifs », affirme le ministre.

Et d’ajouter, « les agressions contre les enseignants non grévistes, les provocations au sein des établissements scolaires et le non-respect de la sacralité de l’établissement expliquent les procédures entamées par le ministère contre certains enseignants ».

Il souligne que l’objectif du gouvernement est « que les enseignants rejoignent leurs classes. C’est pour cette raison que ce dernier a entamé un dialogue social sérieux et responsable avec les enseignants. Il s’est engagé en décembre à ne pas procéder à la retenue sur salaire pour les enseignants ayant rejoint leurs classes après les vacances trimestrielles ».

Abrogation du statut unifié

« Dans le cadre de l’interaction positive du gouvernement avec les revendications du corps enseignant, plusieurs séances de dialogue ont été tenues entre le 30 novembre et le 26 décembre. Elles se sont soldées par la signature des accords du 10 et du 26 décembre. Ces accords comportent plusieurs mesures en relation avec l’amélioration du revenu, le règlement des dossiers catégoriels en suspens, entre autres. Dans ce sens, un décret abrogeant l’ancien décret relatif au statut unifié des fonctionnaires du secteur de l’Education nationale sera publié », a par ailleurs indiqué le ministre en réponse aux questions sur les conclusions du dialogue sectoriel.