Pour le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, les conférences de presse ont toujours été l’occasion d’envoyer des missives en public à ses propres joueurs. Le rendez-vous avec les médias précédant l’entrée en lice du Maroc en Coupe d’Afrique des nations 2023, dans le groupe F, face à la Tanzanie, mercredi 17 décembre, n’a pas dérogé à la règle.
S’il a d’abord confirmé le forfait du latéral Noussair Mazraoui, le technicien marocain a également émis des doutes sur la disponibilité de trois autres joueurs, dont il n’a pas souhaité révéler l’identité.
« Je ne peux pas dévoiler les noms de ces joueurs mais je pense qu’on prendra une décision finale sur leur participation, ce soir », a précisé le sélectionneur. En cas de confirmation, le forfait du capitaine risque de peser car « ce premier match est très important dans cette CAN 2023, où il y a eu beaucoup de surprises », a affirmé M. Regragui.
Important et aussi différent. Car le hasard du calendrier a mis la Tanzanie sur la route du Maroc à deux reprises en l’espace de deux mois. Avant la rencontre de ce mercredi 17 janvier, les Lions de l’Atlas avaient gagné en déplacement à Dar Es Salaam, la capitale tanzanienne (0-2). C’était fin novembre 2023, pour le compte de la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
« Le premier match est très important, on a vu beaucoup de surprises lors de cette CAN », a souligné le sélectionneur dans un premier temps. Et d’ajouter : « Je pense que les Tanzaniens s’inspireront des résultats qu’a réalisés le Cap Vert face au Ghana, le Mozambique contre l’Egypte ou la Guinée équatoriale », a-t-il déclaré.
Cela dit, Walid Regragui a assuré que la préparation a été optimale. Notamment au niveau mental. Par crainte que ses joueurs ne tombent dans l’excès de confiance, Coach Regragui n’a pas hésité à répéter devant les caméras ce qu’il a sûrement dit à ses joueurs ces dernières heures. « Nous devons être humbles en affrontant la Tanzanie et surtout laisser de côté l’exploit du Mondial 2022 au Qatar« , a-t-il prévenu. Une ligne de conduite qui trouve son prolongement dans le discours de ses joueurs, à l’image de Amine Harit.
Quelques jours auparavant, le milieu de terrain marocain soulignait au micro de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) que la Coupe du monde « était derrière nous. Elle fait désormais partie du passé. Nous devons penser aux matchs qui arrivent« . Un discours à même de dégonfler les têtes, même si on ne serait pas contre une aventure similaire pendant la CAN 2023. Voire plus.