À Tanger, l’audio injurieux attribué au député istiqlalien Noureddine Mediane est entre les mains de la brigade chargée de la cybercriminalité.
La police judiciaire a reçu les consignes du ministère public pour examiner l’enregistrement et en retranscrire le contenu dans un procès-verbal, apprend Médias24 auprès d’une source concernée par la procédure.
Le dossier entame donc sa phase d’enquête préliminaire. Il fait suite à une plainte déposée par Rafia Mansouri, également parlementaire PI, qui accuse son confrère au parti de « chantage », « injure », « menace » et « trafic d’influence », allusion aux propos tenus lors de la conversation fuitée. Elle a présenté dans sa plainte deux témoins devant attester, selon le document, de la tenue de propos similaires.
Pour l’heure, le député, par ailleurs président du groupe PI à la Chambre des représentants, n’a pas encore été cité ni entendu par la police judiciaire. Il ne s’est pas non plus exprimé publiquement sur l’affaire.
À ce stade de la procédure, il n’est visé que par la plainte qui ne préjudicie pas de son innocence, laquelle est présumée jusqu’à preuve du contraire par une décision judiciaire définitive.
Selon nos informations, le mari de la parlementaire a également déposé une plainte. Le ressortissant américain a initié une saisine « indépendante », où il accuse Noureddine Mediane de « diffamation » et « injure ».
Les différentes sources sondées sur ce dossier suggèrent, en tenant compte du contenu de l’audio, que l’affaire pourrait prendre une dimension qui dépasse la procédure actuelle.