Dans un communiqué publié le jeudi 21 mars, la section féminine du parti de la balance dénonce le contenu de l’enregistrement audio diffusé sur les réseaux sociaux, comportant des propos injurieux contre Rafia El Mansouri, et exprime sa solidarité totale avec cette dernière face aux campagnes de calomnie et de diffamation dont elle a été victime.

L’organisation « réaffirme sa position constante contre toute forme de violence, de dénigrement ou d’instrumentalisation exercée dans le but d’accéder à des postes politiques ou administratifs, quelle que soit son origine ».

L’organisation a appelé le secrétaire général du parti à accélérer l’examen de cette affaire avec les membres du comité exécutif et à prendre les mesures appropriées pour « éviter toute interprétation et prolifération des problèmes, tout en mettant fin à toute pratique portant atteinte à la dignité des femmes istiqlaliennes, en établissant l’égalité réelle et la parité dans l’accès aux responsabilités partisanes et politiques, et en définissant un parcours clair de progression avant d’accéder à toute responsabilité ou éligibilité ».

Le communiqué, signé par Khadija Zoumi, présidente de l’organisation, invite le 18e congrès à « rechercher un modèle politique équitable pour les femmes, fondé sur la moralisation de la vie politique qui souffre actuellement de crises morales sous toutes ses formes ».

L’organisation dit « ne pas avoir voulu perturber le processus judiciaire de l’affaire, la justice étant le seul garant d’un procès équitable et du respect de la présomption d’innocence ».

Un audio attribué à Noureddine Mediane, président du groupe parlementaire de l’Istiqlal, avait attaqué Rafia El Mansouri, députée du même parti, dans des termes indignes de la vie politique. La victime de ces propos devenus publics a déposé plainte auprès du tribunal de première instance de Tanger, le 11 mars 2024, pour « chantage, injures, diffamation, calomnie, abus de pouvoir, atteinte à la vie privée, menace de révéler des choses scandaleuses ».