Infrastructures routières, infrastructures sportives, transport, espaces verts, tourisme… Ce sont là autant de secteurs qui connaîtront d’importants travaux en prévision d’abord de la CAN 2025, puis de la Coupe du monde 2030.
« La ville de Casablanca bouge, d’importants projets structurants visant à la faire changer sont en cours », nous explique un membre du conseil communal de la métropole, joint par nos soins. « Cette dynamique est fortement appuyée par le nouveau wali, qui a accéléré tous les projets de la ville et a débloqué ceux à l’arrêt ou dans l’attente d’être lancés ».
Lancement des nouvelles lignes de tramway et réhabilitation des pénétrantes de la ville
La mobilité et l’infrastructure routière sont les premiers sujets abordés par notre interlocuteur. Après le lancement du bus à haut niveau de service, « les nouvelles lignes T3 et T4, qui concernent le transport urbain, devraient être lancées dans les jours à venir », nous apprend-il.
Avec les deux lignes T1 et T2, ainsi que celles du bus et du BHNS, ces nomuvelles lignes couvriront une large partie de la ville, facilitant ainsi le déplacement des Casablancais et des touristes lors de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030.
Outre le transport urbain, « la ville prévoit de réhabiliter les sept pénétrantes de la ville. Les travaux ont déjà concerné trois pénétrantes, qui ont été refaites, notamment celle de la route d’El Jadida en arrivant de Marrakech », nous confie notre source.
« Lorsqu’on entre à Casablanca à partir de ces pénétrantes, on a l’impression d’entrer dans un village. Elles étaient toutes dans un état lamentable. Nous ambitionnons donc de toutes les refaire, excepté l’ancienne pénétrante en arrivant de Rabat ».
2 MMDH pour la route Casablanca-Nouaceur
« L’autre projet phare, en cours de réalisation, est celui du développement des infrastructures routières entre Casablanca et Nouaceur, au sud de la ville, pour lequel une enveloppe budgétaire de 2 milliards de DH sera allouée », ajoute le responsable communal.
Cette route va vers Dar Bouazza et au-delà. L’objectif de ce projet est l’élargissement de la RR320 à 3*2 voies, la mise en place de 5 trémies, le dédoublement de la route nationale 1 qui se trouve entre la route principale 3003 et 3001, ainsi que le dédoublement de la route provinciale 3001.
Les travaux de ce projet ont été entamés au mois de février, après l’achèvement des études nécessaires à sa réalisation, « et doivent durer environ 10 mois » pour la première phase.
Notre source a également évoqué « le projet de route côtière pour les poids lourds, qui sera mise en service vers le début du mois d’avril« . Après un blocage qui a duré plusieurs mois, cette route sera enfin ouverte, permettant ainsi d’atténuer la pression sur l’intérieur de la ville. « Il y avait encore des travaux à réaliser sur le tronçon au niveau de Ain Sebaâ, qui sont en train d’être finalisés. »
Cette route régionale (322) se trouve entre la place Mimosa et le PK 10. Sa réalisation fait partie du projet d’aménagement du tronçon de la desserte nord de la ville, reliant la RR322 à la zone logistique de Zenata. Ce projet consiste à réaliser un couloir dédié aux camions en provenance et en partance du port de Casablanca, ainsi que deux voies de part et d’autre de ce couloir.
Augmentation des places de parking et récupération du domaine public
En prévision de ces deux événements mondiaux, la ville de Casablanca prévoit aussi d’augmenter ses places de parking.
Au total, cinq parkings seront construits, notamment « celui au niveau du triangle des hôtels, dont les travaux ont déjà démarré, et un autre au niveau du Maârif, en face d’Oliveri. L’espace où sera construit ce deuxième parking, qui était depuis toujours entouré de palissades, a été récupéré ».
Un autre parking sera réalisé au niveau de la Ligue arabe, dont les travaux seront bientôt lancés. Selon nos informations, la ville prévoit d’augmenter sa capacité de parking de 2.000 places supplémentaires.
Pour la réalisation des nombreux projets prévus dans la ville, « nous continuons par ailleurs de récupérer le domaine public ».
En effet, depuis l’arrivée du nouveau wali, les opérations de libération de l’espace public et de récupération du domaine public se poursuivent. La dernière en date, selon notre source, est celle de « récupération de l’espace public derrière l’hôtel Hyatt Regency [en face de Bab Marrakech, ndlr]. De nombreux habitats menaçant ruine ont été détruits pour être remplacés par des espaces verts ».
Ouverture de nouveaux hôtels et lancement d’un bus touristique
Dans le secteur touristique, la métropole s’apprête, selon notre interlocuteur, « à accueillir plusieurs grands hôtels et à rouvrir le célèbre palace Royal Mansour Casablanca, qui représente l’histoire de la ville blanche ».
« Il s’agit d’un hôtel mythique, qui a été entièrement refait. Les travaux sont achevés et il doit ouvrir ses portes prochainement ».
En effet, l’hôtel situé sur l’avenue des FAR est fermé depuis le mois de juin 2015 pour rénovation, en vue d’obtenir un résultat similaire à celui du Royal Mansour de Marrakech. Les travaux devaient se poursuivre durant deux ans mais, depuis, il est toujours fermé. Sa réouverture imminente confèrera une attractivité nouvelle à la ville, notamment en marge des deux événements qu’elle se prépare à accueillir.
En parallèle, une vingtaine d’autres hôtels d’une capacité de 50 à 150 chambres sont également en construction dans la métropole. Ils devraient sortir de terre en 2024, ce qui ne manquera pas de redynamiser les investissements touristiques dans la ville.
Un autre projet a trait à « la mise en place d’un bus touristique, qui organisera des tournées des monuments historiques de la métropole. C’est ce qui se fait dans les grandes villes touristiques, l’objectif étant de faire connaître davantage Casablanca aux touristes et aux Marocains qui habitent ailleurs ».
Deux grands musées ouvriront bientôt leurs portes
Par ailleurs, deux nouveaux musées viendront renforcer l’offre culturelle de la ville. Il s’agit notamment « d’un musée qui sera ouvert à la villa Karl Fick, une bâtisse très ancienne que peu de Casablancais connaissent ».
« Un autre musée impressionnant ouvrira ses portes à l’intérieur de l’ancienne médina, où seront regroupées des anciennes photos de la ville. Il s’agit du musée de la mémoire de Casablanca, qui a été réalisé par un grand architecte japonais », souligne le responsable communal.
Ce projet fait partie de celui visant la revalorisation de l’ancienne médina, qui est l’une des priorités du nouveau wali ; l’objectif principal étant de trouver une solution radicale aux habitations menaçant ruine.
Extension de l’esplanade de la mosquée et finalisation de la corniche de Aïn Sebaâ
« Nous prévoyons également de poursuivre le projet de l’esplanade de la mosquée Hassan II », note notre source. « Il y a un grand espace qui donne sur la mer, et qui n’est toujours pas récupéré ni exploité. Il se trouve devant le restaurant Le Petit Rocher, en allant vers le Cabestan et la station de Lydec ».
La première phase de ce projet a déjà été réalisée. Elle s’étend sur environ 1,5 km et 13 hectares.
Notre source prévoit également « l’achèvement du projet de la corniche de Aïn Sebaâ en juin prochain« . Les travaux dans le cadre de ce projet consistent en l’aménagement de la corniche sur un linéaire de 3,5 km, allant de la place Mimosa jusqu’à la limite avec Aïn Harrouda, avec l’ouverture de l’accès à la plage et l’aménagement de cinq esplanades entre autres.
Espaces verts et infrastructures sportives
La ville met également le cap sur les espaces verts, « avec un minimum de 7.000 m2 par arrondissement jusqu’à un hectare », selon notre interlocuteur.
« Ce volet est très important pour nous puisqu’il fait partie de nos promesses dans le cadre du Plan d’action communal (PAC) de notre mandat ».
Enfin, le dernier secteur qui connaîtra des investissements massifs, et où les travaux sont déjà en cours, est celui du sport.
Les projets de la ville consistent, en premier lieu, en la réhabilitation du Complexe sportif de Casablanca. Les travaux, déjà en cours, devront être achevés en mars prochain. Huit autres terrains seront également réhabilités. Ils ont fait l’objet, en février dernier, d’une convention entre la commune, la Fédération royale marocaine de football (FRMF), l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), le Conseil régional de Casablanca-Settat et le ministère de l’Education nationale.
Il s’agit des stades Larbi Zaouli, Moulay Rachid, Larbi Benbarek, Tessama, Roches-Noires, El Oulfa, en plus des deux terrains d’entraînement des clubs casablancais Raja et Wydad.
« Ces terrains serviront à l’entraînement des différentes équipes qui participeront à ces deux événements, mais aussi à accueillir les manifestations qui seront organisées en parallèle de la CAN 2025 et de la Coupe du monde 2030 », conclut notre source.