Les perturbations qu’a connues le Royaume ont apporté des pluies dans le nord du pays, en particulier dans le Rif et les régions côtières atlantiques, atteignant même le centre du pays, ainsi que l’Atlas et le nord de l’Oriental. Des chutes de neige importantes ont également été enregistrées dans les reliefs de l’Atlas.

Larbi Zagdouni, agroéconomiste et ruraliste, ancien enseignant-chercheur au département des Sciences humaines de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, a partagé avec Médias24 son évaluation sur l’impact de ces pluies sur l’agriculture du pays.

« Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures de printemps, pour l’arboriculture fruitière, pour les pâturages, pour la recharge (toute relative) des nappes phréatiques superficielles, surtout avec la fonte des neiges en hautes altitudes, et pour le moral de l’ensemble des Marocains », déclare M. Zagdouni.

Quant aux céréales, le tableau est plus nuancé. « Ces pluies sont bénéfiques là où ces cultures ont été épargnées par la sécheresse des derniers mois », explique M. Zagdouni. Il souligne que les principales zones qui bénéficieront de ces pluies incluent les plaines du Gharb et du Saïss, le nord du Zaer, Khemisset, Taounate et d’autres régions.

Cependant, dans les zones situées au sud de Casablanca, comme la Chaouïa, les perspectives sont moins réjouissantes. « Dans ces zones, les céréales d’automne, telles que le blé dur, le blé tendre et l’orge, sont perdues« , constate l’expert.

M. Zagdouni ajoute également un point déterminant : « On doit mentionner l’effet bénéfique de ces pluies de fin mars pour les zones montagneuses. » Il souligne ainsi que ces précipitations tardives peuvent s’avérer cruciales pour ces régions souvent dépendantes des conditions météorologiques pour leur agriculture.