Le président algérien a exprimé son souhait que cette organisation, lancée par son pays, soit un cadre « où les pays de la région parlent d’une seule voix » [comprendre la voix de l’Algérie], soulignant que « cette union n’est dirigée contre aucun autre pays, car la porte est ouverte à tous les pays de la région » pour la rejoindre, insistant sur le fait qu’il est « inacceptable » d’exclure une partie. Et dans ce cas, pourquoi n’y ajoute-t-il pas le « polisario », l’enfant et le protégé de l’Algérie ?

Et d’ajouter que « nos voisins de l’Ouest souhaitent rejoindre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et ils sont libres de le faire », s’auto-justifiant du fait d’exclure le Maroc.

Il a loué d’autre part la « bonne coordination » avec la Tunisie et la Libye, expliquant que les trois pays se sont mis d’accord sur « la création d’une entité maghrébine qui ne vise aucun pays de la région ». Il a ajouté que « l’initiative de son pays vise à combler le vide » dans les activités de l’Union du Maghreb, évoquant aussi « la bonne coordination avec la Mauritanie », bien que ce voisin du Sud hésite jusqu’à présent à rejoindre le projet régional de l’Algérie.

On verra si cette initiative connaîtra le sort des précédentes initiatives algériennes dans la région ou le continent.