Le parti indique dans un document évaluant l’action du gouvernement durant la première moitié de son mandat que ce dernier « a échoué lamentablement à remplir son rôle et à assumer ses responsabilités politiques, économiques, sociales, de développement et de communication, révélant qu’il s’agit d’un gouvernement faible qui a dissipé l’illusion de ses compétences ».

Dans son document, le parti de la Lampe dénonce « l’affaiblissement des institutions par le gouvernement actuel, la crise de confiance, le manque de compétence dans la gestion, ainsi que son affaiblissement de l’institution de la présidence du gouvernement, sa gestion partisane et exclusive, et l’affaiblissement de l’institution législative et la gestion autoritaire du Parlement ».

Le parti note également le nombre de « dossiers de corruption » qui ont éclaté durant la première moitié du mandat de gestion du gouvernement d’Akhannouch, le qualifiant de « sans précédent dans l’histoire politique marocaine chez les élus de la majorité au Parlement et dans les collectivités territoriales ».

Il souligne ainsi le recul du Maroc dans l’indice mondial de perception de la corruption pour l’année 2023, occupant la 97e place sur 180 pays, reculant de trois places par rapport à 2022, et obtenant 38 points sur 100 contre 43 points en 2018, perdant ainsi cinq points de son crédit de perception de la corruption au cours des cinq dernières années.

Le parti a expliqué que ce recul est dû à l’explosion de plusieurs dossiers de corruption d’une ampleur jamais vue dans l’histoire politique marocaine parmi les élus de la majorité au Parlement et dans les collectivités territoriales, en l’absence de volonté gouvernementale dans le dossier de la lutte contre la corruption, car le gouvernement a retiré au cours de ses premières semaines le code pénal qui incluait la criminalisation de l’enrichissement illégitime, a gelé la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et a arrêté les réunions du Comité national de lutte contre la corruption.