L’un des temps forts de la conférence de haute facture a été l’allocution de Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, qui n’a pas manqué de rappeler la solidité du partenariat entre l’agence onusienne et le Maroc.
« Le partenariat entre le Maroc et la FAO est devenu une alliance, comme en témoigne la visite du directeur général de la FAO pendant trois jours la semaine dernière afin d’assister aux travaux de la Conférence africaine de la FAO », a-t-il rappelé .
« Nos systèmes alimentaires sont impactés par des perturbations depuis quatre ans maintenant, c’est-à-dire depuis la pandémie de Covid-19 », a expliqué le ministre. La crise sanitaire a en effet impacté négativement l’offre au niveau des chaînes d’approvisionnement et de certaines chaînes de production, selon lui.
Le facteur eau, maître-mot des systèmes alimentaires
Toujours selon Mohammed Sadiki, des efforts ont été déployés afin d’empêcher l’interruption de la production agricole au niveau national lors de la pandémie. A contrario, la sécheresse qui a touché le Maroc ces dernières années a des répercussions négatives sur l’équilibre des chaînes de production agricole.
« Le facteur eau est le maître-mot des systèmes alimentaires », a martelé le ministre. Et d’expliquer : « Le système durable qui doit assurer la sécurité alimentaire repose en réalité sur le principe fondamental de celui de la sécurité hydrique. Nous devons avoir la capacité de contrôler l’eau, de la diriger vers les priorités et de développer des réserves ». Pour le Maroc, la production d’eaux non conventionnelles (dessalement, STEP, etc.) est une option jugée pertinente et nécessaire pour assurer la sécuritaire alimentaire.
Sur un autre registre, Mohammed Sadiki a profité de la tribune du SIAM pour pourfendre quelques idées reçues non fondées selon lui. « Ceux qui affirment que le Maroc exporte de l’eau via certaines cultures très consommatrices de ressources hydriques (avocat, pastèque) sont des ignorants du domaine », assure-t-il.
Par « devoir de transparence » vis-à-vis du citoyen, le ministre a confié que les céréales utilisées pour la fabrication du pain consomment plus d’eau que les cultures critiquées pour leur supposée grande propension à consommer de l’eau. Autre information rappelée par ses soins concernant la balance de l’eau inhérente aux produits agricoles : le Maroc importe 9 à 10 fois d’eau qu’il n’en exporte.
https://medias24.com/2023/04/20/combien-deau-le-maroc-exporte-t-il-dans-ses-fruits-et-legumes-enfin-une-reponse-scientifique/