Dans un communiqué publié le dimanche 26 mai, la Coordination syndicale nationale du secteur de la santé a dénoncé « le silence assourdissant du chef du gouvernement face aux accords signés avec les syndicats et son indifférence à leurs demandes, après quatre mois de la fin du dialogue social sectoriel et de ce qui a été convenu en matière d’amélioration des conditions matérielles et professionnelles ».
La coordination syndicale a exprimé son mécontentement face à « la duplicité du discours du gouvernement, qui prétend vouloir une réforme en profondeur du système de santé et la généralisation de la protection sociale, tout en délaissant le pilier fondamental de la réforme, à savoir le personnel de santé ».
Les syndicalistes du secteur ont accusé le gouvernement de « nuire aux citoyens en provoquant ce conflit social et, par conséquent, de perturber les services de santé ». Ils exigent dans leur communiqué l’application des accords et des procès-verbaux signés avec les syndicats dans leurs aspects matériels et légaux, ainsi que la préservation de tous les droits et acquis des professionnels de la santé, y compris le statut de fonctionnaire public, la gestion des salaires à partir du budget général, et toutes les garanties du statut général de la fonction publique.
Au regard de ces circonstances, la Coordination syndicale nationale du secteur de la santé a annoncé une grève nationale les 28, 29 et 30 mai, les 4, 5 et 6 juin, les 11, 12 et 13 juin, ainsi que les 25, 26 et 27 juin, accompagnées de protestations régionales et locales et d’un boycott des rapports des programmes de santé, des campagnes et des réunions avec l’administration pendant toute cette période, sauf en cas d’urgence.
La coordination a enfin appelé à organiser une marche nationale du personnel de santé à Rabat, de Bab El Had au Parlement, après Aïd al-Adha, dont la date sera annoncée ultérieurement.