Les travaux du futur Grand Stade Hassan II débuteront en août prochain. « Ce stade a toujours été inclus dans les dossiers de candidature du Maroc pour accueillir les Coupes du monde, et il pourrait même être envisagé pour accueillir la finale », a souligné Abdellatif Naciri.
La FIFA exige que Casablanca dispose de 13 stades pour les entraînements et d’une capacité hôtelière de 23.000 lits. Pour répondre à ces exigences, la métropole mise sur ses infrastructures de haut niveau, la qualifiant ainsi pour cet événement mondial.
Abdellatif Naciri a souligné que Casablanca, à l’instar de toutes les villes marocaines, sera prête à accueillir la Coupe du monde 2030. « La ville de Casablanca est actuellement dans une dynamique de développement, avec des investissements significatifs et des échéances à respecter ».
Le gouvernement s’est engagé à respecter les délais fixés par la FIFA pour garantir que toutes les infrastructures soient prêtes d’ici 2027.
« Le stade Mohammed V devrait voir ses travaux achevés en décembre 2024, tandis que le stade Larbi Zaouli sera ouvert à la fin du mois de juillet ». De nombreux autres stades dédiés aux entraînements sont également en cours de réhabilitation pour répondre aux normes de la FIFA, avec un budget de 200 millions de DH.
Pour ce qui est du projet titanesque du stade Hassan II à Benslimane, il inclut la construction d’un village sportif complet avec hôtels, restaurants et infrastructures de transport pour garantir un accès optimal. « Ce projet sera relié par un réseau de routes et de chemins de fer à Casablanca et à l’aéroport Mohammed V », a ajouté Abdellatif Naciri.
D’autre part, les travaux pour améliorer les accès à Casablanca, notamment la route de l’aéroport et la route de Dar Bouazza, sont bien avancés. D’autres accès, comme l’autoroute de Rabat et le boulevard Al Hachmi Filali, sont également en cours de réhabilitation. Il y a aussi des efforts des communes de Casablanca pour déplacer les zones commerciales et économiques en dehors de la ville. « Les camions et la circulation seront l’un des obstacles qui entraveront l’organisation », a expliqué Abdellatif Naciri. En effet, la FIFA impose une durée de trajet précise entre le stade d’entraînement et l’hôtel.
Casablanca devra absorber plus de 50% de l’afflux de spectateurs grâce à son emplacement stratégique et à ses vastes capacités d’accueil. « La ville se prépare non seulement à accueillir les matchs, mais aussi à organiser divers événements et activités parallèles pour offrir une expérience complète aux visiteurs », a souligné le vice-président du conseil de la ville.
« L’engagement est un engagement d’État, et le Maroc est connu pour ses défis et son engagement à mobiliser toutes les ressources nécessaires », a affirmé Abdellatif Naciri. Tous les acteurs sont impliqués, tant sur le plan matériel que sur le plan de l’engagement. À Casablanca, la priorité quotidienne est la Coupe du monde et la Coupe d’Afrique des nations, avec des visites de terrain et des chantiers ouverts sous la supervision du wali, apportant une nouvelle dynamique à la ville.
« La Coupe du monde transformera tout le Maroc. Aujourd’hui, il ne suffit pas de se préparer en termes d’infrastructures, mais aussi mentalement. Le citoyen marocain doit lui aussi se préparer à accueillir le monde pour la Coupe du monde », a conclu Abdellatif Naciri.