Le président de la République a appelé à une large coalition des forces républicaines, mais le chantier s’annonce laborieux. Les réunions et négociations se sont poursuivies le jeudi 11 juillet, dans un climat toujours tendu.
« On a une situation politique qui est inédite, et donc on n’a pas de mode d’emploi à suivre », a commenté la cheffe de file des écologistes Marine Tondelier.
Silencieux depuis le verdict des urnes, Emmanuel Macron a écrit une lettre « destinée aux Français », le mercredi 10 juillet, pour mieux rappeler qu’il entendait demeurer le maître des horloges, et ce, juste avant son arrivée à Washington à l’occasion du sommet de l’Otan. Le président assure que « personne ne l’a emporté » à l’issue du scrutin.
« Aucune force politique n’obtient seule une majorité suffisante, et les blocs ou coalitions qui ressortent de ces élections sont tous minoritaires. Divisées au premier tour, unies par les désistements réciproques au second, élues grâce aux voix des électeurs de leurs anciens adversaires, seules les forces républicaines représentent une majorité absolue » a-t-il écrit.
Un nouveau Premier ministre ? » Cela suppose de laisser un peu de temps aux forces politiques pour bâtir ces compromis avec sérénité et respect de chacun », prévient-il, plaidant pour une majorité « solide » et « plurielle » avec l’ensemble des forces républicaines. Et, « d’ici là, le gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités, puis sera en charge des affaires courantes ».
Le patron du MoDem, François Bayrou, a quant à lui martelé auprès de l’AFP qu’on « ne peut pas faire un gouvernement d’union nationale avec un seul camp », plaidant pour la désignation d’un Premier ministre capable de « rassembler », sans s’exclure lui-même de ce scénario.
(Avec AFP)