Dans cet article, Médias24 regroupe toutes les informations publiées par plusieurs médias au sujet de l’affaire de Mohamed Sajid. Selon différents journaux, l’ancien maire de la ville de Casablanca a été entendu par la BNPJ le 31 juillet, à la suite de soupçons de mauvaise gestion des affaires de Casablanca, notamment des abattoirs, lorsqu’il était président du conseil de la ville entre 2003 et 2015.
Selon les différents médias, il a été convoqué par la police il y a deux semaines, et s’est présenté ce mercredi pour fournir des explications aux points soulevés. L’enquête a été ouverte sur la base des conclusions d’un rapport de la Cour des comptes publié en 2013, et concerne également, selon les mêmes sources, d’autres anciens élus de la ville et des chefs d’entreprises. Elle s’inscrit dans le cadre d’une enquête élargie, portant sur les dysfonctionnements présumés dans la gestion des affaires de la métropole.
« Une enquête ouverte dix ans après la publication du rapport de la Cour des comptes »
L’information a également été relayée par Mohamed El Ghalloussi, président de l’Association marocaine de protection des deniers publics, sur sa page Facebook officielle.
« La Brigade nationale de la police judiciaire, sur instruction du procureur général du Roi près la cour d’appel de Casablanca, a ouvert une enquête judiciaire sur des dysfonctionnements juridiques et de gestion au sein de la commune de Casablanca, sur la base du rapport de la Cour des comptes publié en 2013 », lit-on sur la publication de Mohamed El Ghalloussi.
« Dans ce contexte, l’ancien maire de la ville, Mohamed Sajid, qui a occupé ce poste entre 2003 et 2015, a été entendu par la BNPJ », a-t-il ajouté, notant que « Sajid n’est plus maire de Casablanca depuis 2015 et que le rapport de la Cour des comptes date de 2013. L’enquête a donc été ouverte dix ans après sa publication ».
« L’ouverture d’enquêtes judiciaires pour soupçons de corruption et de gaspillage public fait partie de nos revendications fondamentales au sein de l’Association, car nous croyons au rôle du système judiciaire dans la lutte contre la corruption notamment », a-t-il poursuivi.
Les dysfonctionnements relevés par le rapport de la Cour des comptes de 2013
En effet, le rapport mentionné par les différents médias de la place (p. 55 à p. 69) a pointé plusieurs points sombres dans la gestion des abattoirs de Casablanca, qui avaient été réalisés en 2000. Leur gestion avait été déléguée à la société GVM en 2002, puis à la société Unluer en mai 2008, après le désistement du premier délégataire.
En ce qui concerne l’établissement du nouveau contrat de gestion déléguée avec Unluer, le rapport avait critiqué l’absence de certains documents et dispositions essentiels à la bonne application du contrat de gestion déléguée, ainsi que des dispositions contradictoires par rapport à la réglementation nationale, l’imprécision des dispositions relatives à la réalisation des investissements, de la réparation et de l’entretien, la non-réalisation des études nécessaires à l’établissement du programme d’investissement et l’absence des modalités de gestion du budget d’investissement.
Sur le volet relatif à la gestion de ces abattoirs, la Cour des comptes avait pointé le non-respect des normes d’abattage, l’insuffisance des conditions de stabulation, le non-respect des normes de sacrifice, de saignée et de dépouillement, ce qui peut porter atteinte à la qualité de la viande.
Notons qu’outre la présidence du conseil de la ville de Casablanca, Sajid a occupé différents postes importants par le passé. En avril 2015, il avait été élu secrétaire général de l’UC, avant que Mohamed Joudar ne lui succède en 2022. Entre 2017 et 2019, il avait été nommé ministre du Tourisme dans le gouvernement d’El Otmani.
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