En 2022, face à la recrudescence des cas de Mpox dans le monde, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait décrété l’épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Des pays occidentaux comme les États-Unis et plusieurs pays européens avaient été particulièrement touchés. À cette époque, le Maroc avait réagi en mettant en place un plan de veille et de riposte, intégrant les recommandations de l’OMS et d’autres organisations internationales.
Le protocole marocain, instauré dès juin 2022, se composait de plusieurs volets : procédures de détection, transport des échantillons, gestion des cas, protocole thérapeutique, gestion des contacts et prévention des infections en milieu de soins. Ce dispositif avait permis de détecter cinq cas importés, tous traités avec succès sans transmission secondaire. Le dernier des cinq cas a été détecté début 2024.
Contacté par Médias24, le Dr Mouad Merabet, coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, a précisé : « Le plan mis en place en 2022 a permis de détecter et de gérer cinq cas importés de Mpox au Maroc, tous traités par des équipes locales. Aucun cas secondaire n’a été enregistré, confirmant l’efficacité du protocole en place ».
Bien que l’OMS ait levé l’état d’urgence en mai 2023, le Dr Merabet insiste sur la poursuite des mesures de surveillance au Maroc. « Le cinquième cas a été détecté après la levée de l’état d’urgence internationale en 2024. Cela prouve que le protocole reste opérationnel et est continuellement mis à jour selon l’évolution de la situation épidémiologique internationale et les dernières recommandations scientifiques ».
L’OMS a récemment annoncé le déclenchement de son plus haut niveau d’alerte mondiale pour la Mpox, citant une accélération inquiétante de la propagation du virus dans plusieurs pays africains.
En réponse à cette nouvelle alerte mondiale, le ministère de la Santé et de la protection sociale a réaffirmé son engagement à maintenir un niveau élevé de vigilance. Dans un communiqué, le ministère a indiqué qu’il continuerait à suivre de près l’évolution de la situation et à mettre à jour son plan de surveillance en fonction des dernières recommandations de l’OMS. Le plan national de surveillance et de riposte a été actualisé pour répondre aux nouvelles données épidémiologiques et aux recommandations de l’OMS.
Mpox: l’OMS déclenche son plus haut niveau d’alerte mondiale