Le nouveau manuel a été rendu public vendredi 16 août en fin de journée. Les trois objectifs de ce document consistent à :

1. Détecter précocement tout cas importé ;

2. Limiter la propagation de cette maladie sur le territoire national ;

3. Assurer une prise en charge adéquate des cas et des contacts.

Cette mise à jour est la deuxième effectuée par les autorités sanitaires depuis juin 2022.

Comment s’effectue la transmission interhumaine

La transmission interhumaine peut se produire par un contact direct avec des lésions infectieuses cutanées ou autres, par exemple des lésions de la bouche ou des organes génitaux. Cela inclut un contact :
 face-à-face (parler, respirer),
 peau à peau (toucher, rapports sexuels vaginaux/anaux),
 bouche-à-bouche (embrasser),
 bouche à peau (rapports sexuels bucco-génitaux ou en embrassant la peau),
 par gouttelettes respiratoires ou aérosols à faible portée nécessitant un contact proche prolongé.
Le virus peut être transmis à une personne par le biais d’objets contaminés, comme des vêtements ou des draps, par des blessures par objets tranchants dans le cadre de soins de santé ou dans des établissements communautaires, comme des salons de tatouage.
Une étude de modélisation avait estimé la médiane précoce du R0 groupé à 2,44, avec une forte variabilité entre les pays. [NDLR: ce taux de 2,44 est un taux élevé qui signifie que le virus circule].

Aspects cliniques:

Période d’incubation : généralement de 6 à 13 jours, mais peut varier de 5 à 21 jours.

La variole simienne humaine commence souvent par une combinaison des symptômes suivants : fièvre, maux de tête, frissons, épuisement, asthénie, lymphadénopathie, maux de dos et douleurs musculaires. Mais chez certaines personnes, l’éruption cutanée est la première manifestation de la maladie.

L’éruption cutanée commence par une lésion plate qui se transforme ensuite en vésicule pleine de liquide et qui peut être source de démangeaisons ou de douleurs. En guérissant, la lésion forme une croûte qui se dessèche et finit par tomber ;
Le nombre de lésions peut varier de quelques-unes à des milliers et un nombre croissant de lésions est corrélé à une gravité accrue de la maladie. Elles peuvent apparaître n’importe où sur le corps, y compris la paume des mains et la plante des pieds, le visage, la bouche ou la gorge, sur les organes génitaux, sur l’anus…

Les lésions se présentaient à différents stades chez le même patient, bien que les lésions dans la même zone apparaissent et évoluent généralement simultanément. Toutes les lésions n’ont pas progressé d’une phase à l’autre dans l’ordre.

Certaines personnes présentent un gonflement douloureux du rectum ou des douleurs et des difficultés à uriner.

Certaines personnes peuvent être infectées, mais ne présenter aucun symptôme : 1,3% – 6,5%.

La majorité des cas humains présentent des symptômes légers à modérés qui durent généralement de deux à quatre semaines, suivis d’un rétablissement complet.

La majorité des cas présentaient des lésions dans les régions anogénitales et péribuccales, ainsi qu’une lymphadénopathie aux parties drainage des lésions.

Traitement

Le Tecovirimat est le seul médicament antiviral indiqué pour le traitement des infections à orthopoxvirus, y compris la variole simienne ;

Le Brincidofovir et le Cidofovir sont d’autres options de médicaments antiviraux pour les cas graves, mais ils ont des effets secondaires importants.

Vaccination

Le vaccin contre la variole simienne peut contribuer à prévenir l’infection. Le vaccin doit être administré dans les quatre jours qui suivent un contact avec une personne ayant contracté la maladie (ou jusqu’à 14 jours en cas d’absence de symptôme). Ce vaccin est recommandé aux personnes à risque, notamment lors d’une flambée ; il s’agit en l’occurrence des agents de santé exposés, des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des personnes ayant des partenaires sexuels multiples et des travailleurs du sexe. II.9 Focus sur les cas de l’épidémie.

Voici le document: