Cela fait neuf mois que les étudiants en médecine boycottent les études. Les parties opposées, notamment le gouvernement et les étudiants, ne sont toujours pas parvenues à une issue positive qui satisfasse les deux bords.
Une rentrée universitaire qui se fait sous le signe de l’incertitude
A l’heure qu’il est, ce dossier ne connait aucun développement majeur hormis une nouvelle tentative de médiation parlementaire qui n’a pas porté ses fruits. Après avoir été récemment contactée par des parents d’étudiants, la majorité parlementaire a en effet convoqué une réunion de médiation impliquant ces derniers. Prévue le mercredi 28 août, la réunion devait servir à la présentation, par les représentants de la majorité, des nouvelles propositions soumises à Miraoui au sujet de la crise des études médicales.
Mais les parents des étudiants ont fini par décliner l’invitation à la réunion après que les étudiants eurent exprimé leur mécontentement. « Pourquoi présenter les nouvelles propositions aux parents alors que la majorité parlementaire a un contact direct avec les étudiants qui restent les principaux concernés? Les représentants des étudiants sont les seuls élus pour s’asseoir à la table des négociations. Inviter les tuteurs signifie que les étudiants en médecine ne sont pas aptes à mener leur combat tous seuls. La Commission reste ouverte aux médiations et au dialogue. En cas d’avancée, nous tenons ainsi informés, en toute transparence, le reste des étudiants », explique à Médias24 une source estudiantine qui a requis l’anonymat.
90% des étudiants sont favorables au boycott des examens de rattrapage
Pour l’heure, les étudiants en médecine n’ont reçu aucune nouvelle précision de la part des ministères de tutelle, depuis les vacances ministérielles. A l’exception de la date des examens de rattrapage de la session d’automne prévue à partir du jeudi 5 septembre, et communiquée depuis juin dernier, les futures blouses blanches affirment être dans le flou, en l’absence notamment de détails sur l’avenir de l’année universitaire 2022-2023 et la rentrée 2024-2025.
« Du moment qu’une issue n’a toujours pas été trouvée, les étudiants sont favorables au boycott. 90% disent en effet être prêts à boycotter les prochains examens de rattrapage. En l’absence d’un dénouement favorable, une grande partie sont prêts à subir une année blanche, en particulier les étudiants du deuxième cycle qui ont été lésés plus que d’autres dans leurs stages et dans l’année universitaire », précise notre source.
Révision de la réduction de la durée de la formation, réautorisation des bureaux et des conseils des étudiants, officialisation du retrait des sanctions à l’égard des représentants sanctionnés, garantir aux étudiants ayant boycotté de passer les deux sessions (ordinaire et celle de rattrapage), et signature d’un procès-verbal, sont les conditions sine qua non à un retour à la normale, selon cette source.