Le ministère de la Santé a annoncé le 12 septembre, la détection du premier cas de variole du singe (Mpox) au Maroc. Le patient, actuellement pris en charge dans un centre spécialisé à Marrakech, est dans un état stable, ne suscitant aucune inquiétude. Jusqu’à présent, aucune personne ayant été en contact avec lui ne présente de symptômes.

Conformément au protocole sanitaire en vigueur, toutes les mesures d’isolement, de suivi médical et de surveillance ont été rapidement mises en place pour limiter toute propagation éventuelle.

Ce premier cas ne devrait pas provoquer de panique au sein de la population. Contrairement à ce que certains pourraient redouter, le Mpox ne présente pas de menace similaire à celle du Covid-19. En effet, les experts de la santé, dont le Dr Tayeb Hamdi, médecin et chercheur en politiques de santé, nous explique que la situation est sous contrôle et que le confinement ou la fermeture des frontières ne sont pas à l’ordre du jour.

« Le protocole en place fonctionne parfaitement »

Le Mpox n’est pas une maladie nouvelle. Le virus a été identifié en 1958, et les premiers cas humains sont apparus dans les années 1970. Bien que l’OMS ait décrété une urgence de santé publique de portée internationale en 2022, le Maroc, depuis cette date, a mis en place un protocole efficace de veille et de riposte. Entre 2022 et 2024, cinq cas importés avaient déjà été détectés au Maroc sans transmission secondaire.

« Le protocole en place fonctionne parfaitement », assure le Dr Hamdi. « Le but de ces systèmes de veille n’est pas d’empêcher totalement l’entrée du virus dans le pays, mais de détecter les cas au plus tôt et de réduire la transmission locale ».

Le fait qu’un nouveau cas ait été détecté si rapidement montre l’efficacité du système marocain. Bien que ce premier cas soit le signe d’une propagation du virus dans d’autres pays africains, il n’y a pas de raison immédiate de s’alarmer. Le Dr Hamdi insiste : « L’inquiétude n’est pas à l’ordre du jour, mais la vigilance, si ».

Les autorités marocaines, en coordination avec l’OMS, restent attentives à toute évolution de la situation épidémiologique mondiale. En parallèle, la sensibilisation des citoyens et la formation des professionnels de santé sont des éléments cruciaux pour prévenir une éventuelle multiplication des cas.

Bien que ce premier cas de Mpox au Maroc soit une nouveauté pour 2024, il s’agit d’une situation maîtrisée, grâce à la réactivité du protocole sanitaire en place et à une vigilance accrue. Les citoyens sont appelés à maintenir les gestes d’hygiène habituels et à rester informés, mais sans céder à la panique.

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