Les examens de la session de rattrapage du premier semestre de l’année universitaire en cours, programmés courant septembre, ont officiellement pris fin. La question lancinante est de savoir, à présent que les épreuves se sont achevées, quel sera le sort de cette année universitaire, d’autant plus que la majorité écrasante des futures blouses blanches ont boycotté cette session.
Année blanche ou redoublement ?
Le dossier demeure en suspens en attendant le retour du Médiateur du Royaume
Le sort de l’année universitaire et de la prochaine rentrée ne sera pas scellé avant la fin de la médiation menée par le Médiateur du Royaume, désormais chargé des bons offices dans cette crise.
« Nous préférons ne pas nous prononcer et attendre l’aboutissement de la démarche du Médiateur« , nous affirme un responsable au sein d’une faculté de médecine et de pharmacie. Joint par nos soins, le Médiateur du Royaume, Mohamed Benalilou, s’est refusé à tout commentaire. « Laissons les choses suivre leur cours », nous dit-il.
Une source estudiantine confirme néanmoins à Médias24 que le Mohamed Benalilou allait se réunir, dans l’après-midi de ce vendredi 20 septembre, avec le corps étudiant. L’institution délivrera à cette occasion ses conclusions, après qu’elle s’est enquise, début septembre, du dossier revendicatif des étudiants.
Les demandes de bourse et les inscriptions dans les cités universitaires sont bloquées dans certaines villes
En attendant, les actions locales de protestation se poursuivent, notamment à Oujda où un sit-in de 12 heures a été récemment observé, précise notre source.
Le flou qui entoure l’année universitaire empêche les étudiants boursiers et ceux logeant dans les cités universitaires d’effectuer leurs réinscriptions, déplore-t-on.
« Les attestations de scolarité sont bloquées pour les étudiants boursiers et les bénéficiaires des cités universitaires au niveau de Casablanca. Les étudiants ont en effet besoin des attestations de scolarité pour s’inscrire aux programmes de la bourse et bénéficier des cités universitaires. Malheureusement, les étudiants en situation précaire seront privés de leurs droits une fois passé le délai des inscriptions », note notre source estudiantine.
« Les facultés de Rabat et Fès ont trouvé une solution pour leurs étudiants, en leur octroyant des attestations qui ne mentionnent pas le niveau d’études (par ex. : 5e année), mais plutôt l’année universitaire 2024-2025 », conclut cette dernière.