Le Médiateur du Royaume, Mohamed Benalilou, s’est réuni dans l’après-midi du vendredi 20 septembre avec les étudiants en médecine et en pharmacie, dans le cadre de la médiation initiée en vue de mettre fin au boycott des études médicales.

Au terme de cette réunion, les étudiants en pharmacie ont décidé de lever le boycott, signant le dimanche 22 septembre, un procès-verbal avec le ministère de l’Enseignement supérieur, à la suite de l’intervention du Médiateur du Royaume.

Cette intervention n’a toutefois pas porté ses fruits en ce qui concerne les étudiants en médecine qui ont rejeté la proposition du Médiateur.

« Les étudiants en médecine refusent de lever le boycott parce qu’ils estiment que l’offre est incomplète. Aucune modification n’a été apportée à l’offre gouvernementale proposée aux étudiants en médecine en juin dernier, notamment par rapport au point de la réduction de la durée de la formation. Pire, les modalités de retour suggérées lors de la dernière réunion de médiation lèsent les étudiants. Seule une session a été proposée. Les étudiants voulaient également des garanties concernant la levée des sanctions », explique une source estudiantine à Médias24. « Les étudiants maintiennent leur position. On ignore pour le moment si la médiation va se maintenir ».

« Nous ne voulons pas fermer la porte du Médiateur » 

Egalement joint par nos soins, Aymane Fathi, membre de la Commission nationale des étudiants en médecine et en pharmacie (CNEMEP), explique pour sa part : « La Commission nationale a trois filières : la médecine, la médecine dentaire et la pharmacie. Chacune des filières est indépendante, bien qu’elles relèvent toutes de la Commission. Après concertation avec l’ensemble des étudiants en pharmacie qui ont accepté la proposition du médiateur, les représentants de la filière pharmacie ont pris l’initiative de signer un PV avec le médiateur. Ce n’était pas le cas pour nous, étudiants en médecine. Les représentants de la filière médecine n’ont pas signé de PV du fait que le reste des étudiants ont estimé qu’il existe toujours des points, encore négociables, nécessitant plus de précisions ».

« Nous ne voulons pas fermer la porte du Médiateur du Royaume. Nous voulons bien saisir cette opportunité, sauf que nous n’avons toujours pas de réponses à nos précisions. Nous espérons que le Médiateur pourra négocier davantage avec le ministère de tutelle pour parvenir à une éventuelle fin de cette crise. Nous gardons foi en nos institutions », conclut notre interlocuteur.