« Alors que nous nous réjouissons de voir une issue favorable au dossier de la filière de pharmacie, qui a été retardé sans raison valable, causant une perte de 10 mois de l’année universitaire (…), nous constatons dans ce même contexte une injustice envers la filière. Cette injustice réside dans le fait que les étudiants ne bénéficient désormais que d’une seule session d’examen par semestre au lieu de deux, ce qui va à l’encontre du principe d’égalité des chances. Il nous a été rapporté que cela était dû à l’opposition personnelle du ministre de l’Enseignement supérieur, malgré un accord tardif des doyens et des professeurs. Face à cela, nous avons décidé de rester attachés à l’Institution du Médiateur, dont nous attendons toujours une réponse, en espérant qu’elle empêchera toute tentative de sabotage des initiatives visant à résoudre la crise », affirme la CNEMEP dans un communiqué publié ce mercredi 25 septembre.
« Par ailleurs, la récente proposition gouvernementale pour la filière de médecine a été largement rejetée, avec un taux de refus dépassant les 75% à l’échelle nationale. Cela démontre que parier sur l’épuisement des étudiants et sur le facteur temps dans le but de briser l’unité étudiante est un pari perdu d’avance, ne faisant qu’aggraver la crise. La persévérance des étudiants prouve que la seule solution est de répondre sérieusement à leurs revendications, qui sont indiscutablement justes et légitimes. Cela sera accueilli avec un engagement sérieux et responsable de la part des étudiants en médecine, tout comme leurs camarades en pharmacie », précise la Commission.
Une manifestation « sans précédent » prévue en octobre
La CNEMEP, qui se présente comme « représentant légal et unique des étudiants », annonce de ce fait :
– saluer l’intervention du Médiateur du Royaume et réitérer sa volonté de tendre la main à tous les intervenants, notamment les entités et les institutions nationales, pour un retour sur la bonne voie et la primauté de l’intérêt national ;
– se féliciter du règlement de la crise pour la filière de la pharmacie, assurant que les étudiants « ne sont pas têtus ni au service d’agendas externes et qu’ils sont ouverts aux solutions sérieuses et responsables » ;
– s’accrocher à son agenda militant et réitérer sa confiance dans ses revendications légitimes et justes ;
– ne pas renoncer à son droit de mener des actions de protestation pacifiques pour « préserver la dignité des futurs médecins. À cet égard, nous avons coordonné avec tous les bureaux et conseils étudiants locaux pour organiser des sit-in et des actions de protestation dans toutes les facultés au cours des deux prochaines semaines ».
– organiser une manifestation nationale « sans précédent » le 15 octobre à Rabat, dont les détails seront dévoilés plus tard.