Dans une interview accordée au journal en ligne Madar21, Aziz Akhannouch a déclaré : « Les ministres qui ont quitté le gouvernement ont été à la hauteur des attentes », précisant que « la situation actuelle exige des ministres politiques capables de travailler plus rapidement, de mettre en œuvre les programmes gouvernementaux et de les expliquer aux citoyens. Nous avons trouvé des figures politiques ayant de surcroît des capacités de gestion ».
Akhannouch a reconnu que « trois années de travail sous pression n’ont pas été faciles », affirmant que les ministres sortants ont rempli leurs missions constitutionnelles avec des efforts importants pour élaborer de nombreux plans.
Ils « ont travaillé avec sérieux, et d’autres viennent maintenant pour poursuivre ce travail sérieux et insuffler un nouvel élan au gouvernement ».
Il ajoute que ce dernier doit profiter du temps restant pour accélérer la mise en œuvre des programmes essentiels, notamment les programmes royaux, les chantiers sociaux et économiques, ainsi que plusieurs réformes.
Concernant le timing de ce remaniement, le chef du gouvernement a indiqué qu’après une évaluation intermédiaire, il est apparu que de grandes réalisations avaient été accomplies, mais qu’il était nécessaire de revoir la composition du gouvernement pour accélérer la cadence de travail.
Il a précisé que l’entrée de nouveaux ministres rapprochera l’action gouvernementale des citoyens, convaincu de la nécessité d’impliquer des responsables ayant une véritable expérience politique et une connexion directe avec la population.
Il a également mis en avant le rôle des partis de la majorité dans ce remaniement, affirmant que la concertation a permis de trouver des personnalités politiques expérimentées, dans le secteur privé comme dans le secteur public.
Akhannouch a insisté sur l’urgence d’accélérer les projets du gouvernement compte tenu du temps limité restant, ajoutant qu’il fallait atteindre les ambitions du programme gouvernemental et de la vision royale dans les meilleures conditions possibles.
« Les étudiants en médecine doivent faire preuve de flexibilité pour mettre fin à cette crise »
En ce qui concerne la crise des étudiants de médecine, Aziz Akhannouch a déclaré que les deux nouveaux ministres en charge de l’Enseignement supérieur et de la Santé et de la protection sociale sont prêts à dialoguer avec les étudiants pour mettre fin à la crise qui dure depuis plus de dix mois, appelant ces derniers à « faire preuve d’écoute et de flexibilité dans les négociations, car cette opportunité est la dernière pour sauver l’année universitaire des facultés de médecine ».
Le chef du gouvernement a indiqué qu' »il y avait eu plusieurs possibilités de parvenir à des résultats lors des tentatives précédentes », soulignant qu »‘il est difficile pour l’État de revenir sur ce programme de réforme ».
Akhannouch a poursuivi en affirmant que « la porte du dialogue et de la communication avec les étudiants reste ouverte », et que « la présence de nouveaux ministres aux ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé et de la protection sociale rend le dialogue possible ».
Il a souligné que « les deux nouveaux ministres sont prêts à dialoguer avec les étudiants et à les écouter », précisant que « l’écoute doit être réciproque ».
S’adressant aux étudiants en médecine, Akhannouch a déclaré que « c’est la dernière opportunité de sortir de la crise ».
Le chef du gouvernement a exprimé son « grand espoir de voir ces jeunes faire preuve d’écoute objective », en insistant sur le fait que « le gouvernement sera également objectif avec les étudiants ».