La question de l’absentéisme des parlementaires est à nouveau d’actualité, à l’occasion de l’examen du PLF 2025, le troisième du genre pour le gouvernement Akhannouch.

En Commission des finances à la Chambre des représentants, on relève, pour le long marathon dédié au PLF 2025, l’absence de 52% des élus lors des travaux, soit plus de 22 élus sur les 44 membres que compte cette commission présidée par la RNIste Zaina Chahim.

Selon un rapport officiel, 10% des membres de cette même commission s’étaient excusés de leur absence, soit 4 députés. Autrement dit, ceux qui n’ont pas avancé de raison justifiant leur absence ont violé la législation, et notamment les amendements introduits au règlement intérieur de la Chambre des représentants.

« Il n’y a pratiquement aucun moyen de sanctionner les absentéistes lors des travaux des commissions permanentes », se désole un député de la majorité, pour qui la publication des fiches de présence ne sert pas non plus à grand-chose. « Il faut que les partis politiques assument leurs responsabilités en rappelant leurs élus à l’ordre », affirme notre interlocuteur.

L’opposition plus assidue !

En fin de compte, la première partie du PLF 2025 a été votée par 37 députés membres de ladite commission : 26 voix pour et 11 contre.

Lors de ce vote, nous apprennent des sources parlementaires, c’est paradoxalement l’opposition qui a sauvé la face avec la présence de 19 de ses représentants entre élus de l’USFP, du PJD et des composantes de la gauche (PPS, PSU et FGD).

Du côté de la majorité, on compte 11 députés : 8 RNI, 3 PAM et… aucun élu de l’Istiqlal, parti de la majorité.

Au total, les travaux de cette commission, en présence continue des ministres Nadia Fettah et Fouzi Lekjaa, ont duré 8 jours ou encore 62 heures pour tenir 11 réunions.

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