Deux membres du conseil de l’arrondissement, Amer El Fakir, en tant que président du groupe Authenticité et Modernité et président de la commission des affaires financières et économiques au sein du conseil, ainsi qu’Adil Chahdi, membre du Parti socialiste unifié, ont dernièrement adressé une plainte au Wali de la région Casablanca-Settat.

Dans celle-ci, ils demandent l’ouverture d’un audit des budgets de l’arrondissement pour les années 2023 et 2024, évoquant une présomption de conflits d’intérêts et de dysfonctionnements dans les comptes.

La plainte mentionne également que Abdelatif Nasri, deuxième vice-président en charge des travaux publics et des espaces verts, a refusé de participer aux délibérations des commissions, du bureau, ainsi qu’à la session ordinaire du conseil de septembre 2024.

Après s’être félicité pour ses réalisations « fruit de projets efficaces, pertinents, et à fort impact sur les citoyens »,  et réitéré son engagement à « poursuivre le développement local », la présidence de l’arrondissement d’Ain Chock a exprimé dans une réponse « sa compréhension » envers le comportement de Adil Chahdi, membre du PSU et de l’opposition. Selon elle, « son attitude est cohérente avec l’approche suivie par son parti au niveau national, régional et local, en raison de ses antécédents et orientations connues ».

En revanche, la présidence a exprimé sa surprise et déploré l’attitude de Amer El Fakir, président de la commission des affaires financières et chef du groupe PAM. Elle a souligné que ce groupe fait partie de la coalition dirigeante, représentée par quatre membres au bureau du conseil, et a rappelé que Amer El Fakir avait participé aux délibérations et voté sur les comptes de 2021 à 2025.

Ce comportement contradictoire, selon la présidence, « soulève de nombreuses questions », notamment sur le fait de savoir s’il reflète la position du PAM ou s’il s’agit d’une prise de position personnelle et isolée. Une clarification de la part des instances concernées du parti est « nécessaire », a demandé la présidence.

Concernant l’absence répétée de Abdelatif Nasri, elle a rétorqué qu’il s’agissait d’une allégation fausse et sans fondement, car le vice-président concerné « était en congé maladie et s’est absenté durant cette période pour des raisons de santé impérieuses. »

Pour remettre les choses au clair, la présidence de l’arrondissement a décidé d’envoyer une réponse au Gouverneur de Aïn Chock pour clarifier les points soulevés, et solliciter un audit du Conseil régional des comptes sur la gestion de l’arrondissement et les projets conclus.

De plus, « une demande de clarification » sera adressée au PAM concernant sa position officielle par rapport aux agissements de son membre, Amer El Fakir.

« Un bilan à mi-mandat sera présenté d’ici la fin de l’année », a finalement promis Mohamed Chafik Ibn Kiran, président du conseil de l’arrondissement d’Ain Chock.