« Il est ainsi de notre devoir de contribuer activement et fortement à l’essor de cette région ». Le président de la CGEM appelle le secteur privé à investir dans la région.
« Cette région, qui se distingue par sa beauté incomparable et son magnifique climat, s’affirme aussi comme un véritable hub économique stratégique, ouvert sur l’ensemble du continent africain », avance Chakib Alj.
Et d’ajouter, « la région de Dakhla-Oued Eddahab, à l’instar de l’ensemble du Maroc, connaît un Momentum économique important. Ce Momentum est marqué par la reconnaissance internationale croissante de la marocanité du Sahara ».
Le Momentum, dont parle le président de la CGEM, est marqué par « l’ambition de notre pays, sous le leadership de Sa Majesté, de fédérer les pays africains de la façade atlantique, autour d’un projet commun, celui de transformer l’économie de cet espace et d’en faire un groupement régional crédible, résilient, attractif aux investissements et porteur d’impact pour les populations, surtout à l’heure de l’implémentation de la Zlecaf. Cette ambition a évidemment pour moteur les provinces du Sud de notre pays ».
La région de Dakhla-Oued Eddahab est porteur de croissance et de développement pour les entreprises
Et au président du patronat de vanter les atouts de la région : des secteurs clés solides, tels que la pêche, l’aquaculture, l’agriculture et le tourisme, « dans lesquels nous devons continuer à investir », et des secteurs d’avenir à fort potentiel, notamment les énergies renouvelables, « dont le développement doit être accéléré ».
« Il est important d’accélérer davantage la cadence de l’investissement dans la région », insiste-t-il en précisant les fondamentaux pour ce faire : la connectivité et l’infrastructure.
Et dans ce domaine, « plusieurs projets d’envergure ont déjà vu le jour, tels que la voie express Tiznit-Dakhla et l’Aerocity d’El Argoub, qui viendraient renforcer la position stratégique de Dakhla dans son environnement géographique international immédiat », cite Chakib Alj.
D’autres projets structurants sont en cours, tels que le mégaprojet du port de Dakhla Atlantique, qui permettra de connecter la région à plusieurs routes maritimes stratégiques et de créer des écosystèmes industriels innovants et durables, tout comme la zone logistique ‘West Africa’, tandis que la voie express Agadir-Guerguerat soutiendra l’essor économique de la région en complétant son réseau routier.
« Ces acquis peuvent être enrichis par la consolidation de la connectivité aérienne de la ville de Dakhla, mais aussi en valorisant le capital immatériel, culturel et gastronomique, notamment par l’investissement dans les industries culturelles et créatives, ainsi que la labellisation des coopératives et associations locales pour promouvoir le savoir-faire et le patrimoine régional », avance-t-il.
Le président de la CGEM cite aussi l’hydrogène vert. « La région a tous les atouts nécessaires au développement de cette offre. D’abord un potentiel en énergies renouvelables important et des capacités en éolien déjà opérationnelles. Ensuite, une unité de dessalement d’eau de mer essentielle à la production d’hydrogène vert, et qui devrait être opérationnelle dès l’année prochaine ».
Pour la mise en place des zones industrielles
De manière transversale à tous les secteurs d’activité, Chakib Alj estime qu’il « demeure essentiel de renforcer le développement de zones industrielles disposant d’un foncier adapté et accessible ».
Et d’ajouter, « parallèlement, il est impératif de créer un environnement attractif pour mobiliser des talents qualifiés, soutenu par la mise en place de formations adéquates du capital humain pour accompagner les projets de la région ».