La ville des roses en déclin ? Pour la section locale du Parti de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Mohammédia est en pleine crise, et le principal responsable de cette situation n’est autre que le président du conseil communal, Hicham Aït Manna (RNI).

C’est dans ce sens que la section du parti a demandé, via un récent communiqué, la destitution du président du conseil communal.

Face à ces accusations, Hassan Bakkoury, premier vice-président du conseil communal, a expliqué à Médias24 que ces critiques étaient “infondées”. L’élu local défend le bilan du conseil qui fait face, selon lui, à de nombreuses difficultés et contraintes.

Une gestion jugée inefficace

Dans son communiqué, la section locale de la FGD pointe du doigt une série de problèmes affectant la ville de Mohammédia, notamment :

• la dégradation des services publics de base (santé, éducation, transport) ;
• la gestion inadéquate des besoins de la population face à la hausse des prix et à la précarité croissante ;
• le manque de vision stratégique pour le développement de la ville, malgré son potentiel géographique et économique.

Pour la FGD, le président du conseil communal ne remplit pas ses fonctions de manière efficace. C’est pourquoi les représentants locaux du parti appellent à sa destitution.

Mais pour Hassan Bakkoury, ces critiques sont floues et déraisonnables. Il les rejette fermement et affirme que “cela reste leur avis”, sachant que “du côté de la commune, le travail est fait”, assure-t-il.

Nous faisons en sorte de répondre à toutes les attentes en menant à bien les chantiers lancés. Malgré les difficultés, nous ne baissons pas les bras

Et d’ajouter : “Nous faisons en sorte de répondre à toutes les attentes en menant à bien les chantiers lancés. Malgré les difficultés, nous ne baissons pas les bras”.

Il détaille même les initiatives en cours visant à améliorer la situation générale dans la ville. Il s’agit notamment de :

• la réhabilitation des principales artères de Mohammédia, notamment 31 km de boulevards dont Hassan II, dans le cadre d’un projet s’étalant de septembre 2024 à septembre 2027 ;
• l’achèvement des travaux de la salle couverte, et une avancée significative (50%) dans les travaux des ponts au niveau de l’Oued Nfifikh ;
• le lancement d’un appel d’offres pour une gestion durable des espaces verts, limitant l’usage de l’eau potable en période de pénurie.

“Les efforts fournis en matière de ressources financières ont permis de renforcer la confiance dans la commune et de lancer des projets ambitieux. Nous faisons de notre mieux pour redonner un nouveau visage à la ville des roses”, a également précisé Hassan Bakkoury.

Concernant l’appel à la destitution du président, notre interlocuteur estime que cette demande est infondée. “La demande visant à révoquer le président du conseil communal démontre que ceux qui la formulent ne connaissent pas la loi. Ils invoquent l’absence du président comme cause, mais il ne s’agit pas d’un fonctionnaire. Du moment qu’il assiste aux réunions et signe les documents nécessaires, rien ne prouve qu’il ne remplissait pas ses obligations. Et quand bien même ce serait le cas, la révocation est le fruit d’une procédure judiciaire”.