La dernière autorisation nécessaire à Saham pour finaliser son acquisition de la filiale marocaine de la Société générale a été obtenue. En effet, Bank Al-Maghrib a accordé les nouveaux agréments à la SGMB et ses filiales concernées (Eqdom, Sogelease, SG Offshore).

Les décisions relatives aux nouveaux agréments ont été publiées au Bulletin officiel. Les nouveaux agréments permettent à la banque et ses filiales de poursuivre leurs activités après le changement de contrôle de son capital.

Saham a introduit la demande le 28 mai 2024. À la suite de l’examen des informations complémentaires transmis le 31 octobre 2024, la Commission des établissements de crédit a émis un avis favorable pour l’opération, début novembre, comme révélé par Médias24.

Désormais, Saham dispose de toutes les autorisations pour la finalisation de l’acquisition de 57,67% du capital de la Société Générale Marocaine de Banques (SGMB).

La suite logique est le closing de l’opération. Un closing qui sera signé début décembre à Casablanca, nous assurent nos sources.

Moulay Hafid Elalamy reprend donc, comme nous l’indiquions dans un précédent papier, une banque engagée dans une transition importante marquée par des défis opérationnels. Malgré une hausse régulière du résultat net jusqu’en 2023, le premier semestre 2024 a révélé une baisse de -14,4%. Les encours de crédits continuent de diminuer, et le coût du risque a fortement augmenté sur le premier semestre 2024. Selon nos sources, les nouvelles équipes veulent rapidement relancer la machine avec des ambitions très fortes sur le marché.

Lesquelles ? Saham souhaite « d’abord mettre la banque sur les rails qu’il faut », avec pour objectif prioritaire, à court terme, de « devenir l’une des meilleures banques de la place en termes de service client ».

« Travailler le service à la clientèle, il y a une marge intéressante dans ce domaine. Il y a également de la marge sur le plan commercial », nous explique-t-on.

Concernant les rumeurs insistantes d’une croissance externe, notamment en Afrique subsaharienne par le rachat de banques, nos sources l’excluent « pour le moment », tout comme la cession d’une partie du capital en bourse.