Dakhla et tourisme sont indissociables. Le joyau du Sud marocain, qui a abrité du 18 au 20 novembre la 3e édition des Journées de la promotion et de l’investissement à Dakhla, affiche une fréquentation touristique en pleine croissance.

Dans le cadre de notre Tour des régions, étape que nous avons fait coïncider avec cette 3e édition, nous nous sommes focalisés sur cet élan touristique que connaît aujourd’hui Dakhla-Oued Eddahab.

« Dakhla regorge d’atouts, notamment un littoral qui s’étend sur 700 km et des plages variées. Elle est également prisée pour sa dune blanche, l’île du dragon et la source chaude. La région est en outre un haut lieu de l’art rupestre, bien qu’encore sous-exploité. Il existe plusieurs programmes pour exploiter ce potentiel. Le ministère de la Culture a procédé au repérage des sites qui regroupent ces gravures. Il manque encore la réalisation d’études et un marketing autour de cet art pour booster davantage le tourisme d’exploration », explique à Médias24 Dahi Ahl El Khattat, secrétaire général du CRT de Dakhla.

La région veut développer d’autres types de tourisme 

Si la région est aujourd’hui principalement prisée pour les activités nautiques, des projets sont en cours pour proposer de nouvelles formules touristiques à la carte.

« Plusieurs projets sont prévus à l’avenir. Nous pouvons citer le projet du Centre d’interprétation de la vie nomade, initié dans le cadre du Nouveau modèle de développement des provinces du Sud. Ce projet constituera un musée et un nouveau lieu d’attraction », souligne Dahi Ahl El Khattat.

« Le tourisme sportif prédomine dans la région. Et c’est grâce à cela que Dakhla-Oued Eddahab s’est fait connaître comme destination touristique. Cela n’empêche pas le développement d’autres types de tourisme, comme l’écotourisme ou le tourisme d’exploration ».

La connectivité aérienne, principal défi du tourisme dans la région 

Le secteur hôtelier est l’un des premiers bénéficiaires de cet élan. « Il y a énormément de potentiel dans la région de Dakhla. Outre les Marocains, les investisseurs étrangers pensent également qu’il y a énormément de potentiel, ce qui se traduit par un nombre très important de chantiers hôteliers. Il y a de l’espoir pour la région », se félicite au micro de Médias24, Mehdi Bennani, directeur général de l’hôtel Bavaro à Dakhla, complexe touristique de luxe niché dans la perle du Sud.

« La région de Dakhla-Oued Eddahab offre l’opportunité aux jeunes d’exploiter leur potentiel. J’ai personnellement pris le risque de venir à Dakhla, et je ne le regrette pas. Plusieurs projets se sont concrétisés depuis l’année dernière. La région a connu des changements importants au cours des cinq dernières années », poursuit Mehdi Bennani.

Les touristes marocains sont nombreux à choisir Dakhla comme destination de voyage, malgré la prévalence des arrivées de touristes internationaux.

« Chez nous, nous remarquons l’inverse. Autrement dit, nous recevons plus de résidents marocains ou de Marocains résidant à l’étranger que d’étrangers. Nous sommes positionnés sur le segment luxe. Nous constatons ainsi que le touriste marocain cherche lui aussi le luxe. Nous nous attendons à ce que la région offre un certain marketing territorial pour élargir, dans l’avenir, la promotion de la région à l’échelle internationale », indique notre interlocuteur.

La connectivité aérienne demeure le principal défi du tourisme dans la région, selon Mehdi Bennani. « Les nouvelles lignes aériennes annoncées par Ryanair pour relier Dakhla à l’Espagne sont une bonne nouvelle, mais il manque encore des lignes aériennes vers Dakhla. Ryanair nous montre aujourd’hui que c’est possible. Maintenant, nous nous attendons à plus ».