L’accord complexe de cessez-le-feu a été révélé le mercredi 15 janvier, grâce à une médiation du Qatar, de l’Égypte et des États-Unis, visant à mettre un terme à une guerre qui a dévasté ce territoire et enflammé le Moyen-Orient, rapporte Reuters.

Prévu pour entrer en vigueur le dimanche 19 janvier, l’accord prévoit un cessez-le-feu initial de six semaines, le retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza où des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie, et la libération des otages détenus par le Hamas en échange de prisonniers palestiniens en Israël.

L’accord inclut également un afflux important d’aide humanitaire pour Gaza, où la majorité de la population a été déplacée et fait face à une grave pénurie alimentaire, ont averti des experts en sécurité alimentaire l’année dernière.

Des camions d’aide humanitaire s’alignent déjà dans la ville frontalière égyptienne d’El-Arish, prêts à entrer dans Gaza une fois la frontière rouverte.

L’approbation officielle de l’accord par Israël dépend d’un vote du cabinet de sécurité et du gouvernement, prévu jeudi. Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a retardé la réunion, accusant le Hamas d’avoir formulé des exigences de dernière minute.

« Le cabinet israélien ne se réunira que lorsque les médiateurs informeront Israël que le Hamas a accepté tous les éléments de l’accord », a déclaré le bureau de Netanyahu.

Malgré cela, des responsables israéliens et des analystes estiment que l’accord reste solide et qu’il sera mis en œuvre comme prévu.

Appels à une mise en œuvre rapide

De nombreux habitants de Gaza espèrent une application rapide de l’accord. « Nous perdons des maisons chaque heure. Nous espérons que cette joie ne sera pas gâchée par un retard dans la mise en œuvre de la trêve jusqu’à dimanche », a déclaré Mahmoud Abu Wardeh, un habitant de Gaza.

L’accord prévoit l’entrée de 600 camions d’aide humanitaire par jour, dont 50 transportant du carburant. Dans la première phase, Israël libérera plus de 1.000 prisonniers palestiniens, dont plusieurs détenus de longue date.

Malgré le scepticisme concernant la libération de militants palestiniens impliqués dans des attaques mortelles, des sondages montrent un soutien public large pour un échange qui libérerait les otages.

Bilan humanitaire

Les frappes israéliennes se sont poursuivies après l’annonce de l’accord. Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 81 personnes ont été tuées au cours des dernières 24 heures, dont 77 après l’annonce du cessez-le-feu.

Le conflit, qui a débuté le 7 octobre 2023 avec une attaque du Hamas ayant fait 1.200 morts en Israël, a causé des destructions massives à Gaza, tué plus de 46.000 personnes et déplacé la majorité des 2,3 millions d’habitants du territoire.

L’instauration d’un cessez-le-feu pourrait non seulement mettre fin aux combats, mais aussi apaiser les tensions dans l’ensemble du Moyen-Orient.