Le premier protocole a pour ambition de faciliter l’accès des entreprises industrielles marocaines au financement boursier, à travers notamment des actions de sensibilisation et le co-développement de programmes d’accompagnement adaptés, précise un communiqué publié à l’occasion. Ce protocole a été signé par Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, Chakib Alj, président de la CGEM, Nezha Hayat, présidente de l’AMMC et Tarik Senhaji, directeur général de la Bourse de Casablanca.

Le second protocole, paraphé par Tarik Senhaji, Abdelmounim El Eulj, président de la FENAGRI, et Hassan Sentissi El Idrissi, président de la FENIP, vise l’accompagnement des entreprises de ces secteurs pour accéder aux mécanismes de financement du marché boursier.

À cette occasion, M. Ryad Mezzour, a souligné: « Le financement de l’industrie nationale par le marché boursier soutient la croissance des secteurs stratégiques, favorise l’essor de nouvelles industries, tout en créant de la valeur ajoutée et en générant des emplois. C’est un outil puissant pour les entreprises industrielles qui souhaitent se développer, innover, adopter de nouvelles technologies ou améliorer leur productivité ». Et d’ajouter : « La mise en place de ce partenariat stratégique nous permet de franchir une nouvelle étape dans la concrétisation de la vision industrielle portée par sa majesté le Roi, que Dieu L’assiste, et atteste de l’importance des partenariats public-privé pour soutenir une économie nationale dynamique et performante».

Tarik Senhaji, Directeur Général de la Bourse de Casablanca a rappelé que « la Bourse de Casablanca joue un rôle stratégique en tant que pilier du financement de l’économie marocaine. Le dynamisme actuel du marché, illustré par ses performances exceptionnelles, confirme son attractivité et son potentiel. À travers cette convention bénéficiant d’un soutien institutionnel fort, nous renforçons notre collaboration avec l’industrie marocaine en mettant à sa disposition tous les outils nécessaires pour accompagner davantage d’entreprises vers la cotation et leur permettre de tirer pleinement parti des nombreux avantages que cela offre ».

« A travers ce partenariat, la CGEM se positionne comme un acteur clé pour accompagner ses membres dans leur démarche d’accès au marché boursier. Elle s’engage à identifier les entreprises industrielles éligibles et leurs besoins spécifiques et à les mobiliser pour profiter de cette dynamique de croissance », a déclaré Chakib Alj.

Il est à souligner que le secteur de l’industrie agroalimentaire joue un rôle stratégique dans l’échiquier économique national en matière d’export et de création d’emploi. Avec 2000 entreprises créant près de 207.000 emplois, un chiffre d’affaires de plus de 185 MMDH (2022) et des exportations de l’ordre de 43 MMDH (2023), le secteur de l’industrie agroalimentaire présente un grand potentiel de développement autant pour assurer les besoins nationaux que dans la dynamisation des exportations marocaines.

A la Bourse de Casablanca, ce secteur ne représente cependant que 4% de la capitalisation boursière avec 6 entreprises cotées.

La signature de ces protocoles de partenariat s’est accompagnée d’une conférence-débat sous le thème « Marché boursier et secteur agroalimentaire marocains, un avenir de croissance et d’expansion », où les intervenants ont rappelé l’importance de ce partenariat pour accompagner le développement de cette nouvelle ère de l’industrie marocaine.

Cette conférence a également été l’occasion pour les dirigeants des entreprises cotées à la Bourse de Casablanca, telles que Mutandis, Cosumar, Dari Couspate et Cartier Saada, de partager leur expérience et leur vision sur le choix stratégique du financement boursier pour soutenir leur croissance.

Cet événement, qui a été clôturé par un appel à la mobilisation de toutes les parties par M. Brahim Benjelloun Touimi, président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, a réuni des représentants des institutions signataires, des experts du marché financier, des entreprises cotées et des acteurs du secteur agroalimentaire, a mis en lumière les perspectives et les opportunités offertes à l’industrie marocaine par le marché boursier au service de l’économie nationale.