Les conseillers parlementaires de l’Union marocaine du travail se sont retirés de la séance plénière. « Nous avons été obligés de prendre cette décision pour plusieurs raisons », explique Miloud Mâssid, vice-président du groupe de l’UMT.
L’UMT et CDT sont contre.
« Le ministre n’a pas respecté ses engagements avec le mouvement syndical à sa tête, l’UMT. Nous estimons que la séance en commission était un scandale politique (…) car aucune de nos propositions d’amendement n’a été prise en compte », poursuit-il.
Déclaration de Miloud Mâssid, vice-président du groupe de l’UMT.
La CDT est également contre le projet de loi sur la grève en cours d’examen et de vote.
« C’est une loi restrictive. C’est un projet de loi qui a emprunté une voie autre que celle convenue lors de l’accord du dialogue social du 30 avril 2024. Cet accord est signé par le gouvernement et par lequel il s’est engagé à discuter les lois qui ont un caractère social dans le cadre du dialogue social. Le gouvernement insiste pour faire passer un ensemble de lois qui torpillent le droit des travailleurs », explique pour sa part Khalihenna El Guerch, représentant de la CDT.
La CDT rejette plusieurs dispositions du projet de loi, comme le détaille Khalihenna El Guerch, représentant de la CDT dans la déclaration ci-dessous :
La CGEM et l’Istiqlal votent pour
Dans une déclaration aux médias, Abdelilah Hifdi, membre du groupe parlementaire de la CGEM a affirmé que le patronat votera pour le projet de loi.
« Nous avons été flexibles en prenant en considération que ce texte pourra être amendé à l’avenir. (…) Nous allons voter pour, car c’est un moment historique. Ce texte est attendu depuis 62 ans. Il va enfin voir le jour », explique-t-il.
Déclaration de Abdelilah Hifdi, membre du groupe parlementaire de la CGEM
Déclaration de Abdelkader El Khihal, membre du groupe Istiqlalien de l’Unité et l’égalitarisme