« La campagne agricole actuelle a connu de très faibles précipitations par rapport à la moyenne des trente années passées. Nous avons enregistré un déficit de 53% », a déclaré ce jeudi le ministre de l’Agriculture.
« Le début de campagne a été encourageant, notamment durant les mois de septembre et d’octobre. Cependant, durant les deux mois qui ont suivi, nous avons enregistré moins de 20 millimètres, ce qui a impacté le couvert végétal dans plusieurs régions, et la campagne de manière générale, notamment les cultures d’automne« , a ajouté Ahmed El Bouari, soulignant, en ce qui concerne le couvert végétal, que seule la région du Loukkos tire son épingle du jeu.
À Doukkala, six ans sans eaux de barrage pour l’irrigation
En ce qui concerne les ressources hydriques, le ministre a fait savoir qu’elles « ne dépassent pas 1,2 milliard de m3 depuis le mois de septembre 2024, ce qui reste très faible par rapport à la même période d’une année normale ».
« Cette situation nous encourage à privilégier les projets de dessalement au niveau de toutes les zones côtières pour couvrir le besoin en eau potable, ce qui nous permettra de dédier les réserves des barrages à l’agriculture ».
Seuls 760 Mm3 des eaux de barrage sont destinés à l’irrigation
« Cette année, seuls 760 millions de m3 des eaux de barrage ont été dédiés à l’irrigation, soit moins de 14% des besoins du secteur de l’agriculture », a par ailleurs fait savoir Ahmed El Bouari, soulignant que « tout dépend de la situation des barrages. Cette quantité peut donc être revue à la baisse, si le taux de remplissage des barrages se détériore davantage ».
Pour conclure, le ministre a salué les agriculteurs qui poursuivent leur activité et qui continuent de fournir les marchés en produits alimentaires, malgré le manque de précipitations et la baisse des réserves des barrages.