Dans une note conjointe adressée aux doyens des facultés de médecine et de pharmacie, aux directeurs des centres hospitaliers universitaires (CHU) et aux directeurs régionaux de la Santé et de la protection sociale, les ministères de tutelle convoquent des réunions de coordination, dans les plus brefs délais, pour l’activation du décret n° 2.24.687 relatif à la supervision et à l’encadrement des stages dans les établissements de santé constituant les groupements sanitaires territoriaux (GST).

Une décision qui s’inscrit dans le cadre de l’élargissement des terrains de stage, une des principales revendications des étudiants en médecine. Les réunions ont pour objectif de définir les besoins en formation pratique dans les métiers de la santé, notamment en ce qui concerne les espaces dédiés aux stages, les modalités d’organisation et de répartition des stages et les listes des superviseurs et des encadrants.

Un signal de bon augure 

L’initiative est bien accueillie par les étudiants en médecine qui y voient un signal de bon augure pour l’activation des points convenus lors de la signature du procès-verbal. Signé le jeudi 7 novembre 2024 entre le gouvernement et le corps étudiant, ce PV a mis fin à la plus longue grève des étudiants en médecine au Maroc.

« Effectivement, l’élargissement des terrains de stage, suite à l’augmentation des places pédagogiques, fait partie des demandes émises par les étudiants en médecine. C’est un bon signal, mais encore faut-il qu’il soit activé sur le terrain, affirme une source estudiantine à Médias24.

La paix sociale a effectivement regagné les campus des facultés de médecine où un retour progressif à la normale est aujourd’hui observé depuis la signature du PV. Mais la transition post-boycott n’est pas totalement fluide.

Les étudiants en médecine demandent, à ce titre, une réunion avec les ministères de tutelle pour faire le suivi des points convenus, mais également pour soulever de nouveaux points problématiques, dont le retard du versement des bourses et des indemnités d’externat aux étudiants.

« Nous attendons toujours un retour de la part des ministères de tutelle pour tenir cette réunion. Peut-être que cela va se faire dès que les représentants des étudiants finiront leurs examens. Nous restons ouverts au dialogue », insiste notre source.