S’il convient de se féliciter de la hausse de 27% du volume des arrivées entre janvier 2024 et 2025 contre 20% à la même période entre 2023 et 2024, on constate un taux inférieur en ce qui concerne la progression des nuitées (16%) qui impacte directement celui des recettes qui s’est établi à 10%. L’occasion d’exposer la marche à suivre pour corriger cet écart entre les indicateurs touristiques.
Nécessité de renforcer l’offre d’animations
Afin de mettre un terme à l’important décalage entre la croissance des trois indicateurs, plusieurs sources fiables estiment qu’il est nécessaire, voire impérieux, de diversifier l’offre de produits pour augmenter le nombre de nuitées qui influera automatiquement sur le niveau des recettes en devises.
« Sachant qu’une partie des arrivées est constituée de MRE qui ne vont pas à l’hôtel, on se retrouve avec un volume de nuitées qui augmente moins vite et génère par conséquent un chiffre d’affaires inférieur au potentiel du nombre global de visiteurs », explique un opérateur pour qui ce décalage peut être réglé en augmentant le nombre de nuitées avec de nouvelles animations plus lucratives.
…pour développer les recettes en devises
Tout en citant en exemple les grands parcs de loisirs à l’étranger, comme ceux de Walt Disney, ou les musées comme celui du Louvre qui participent activement à la croissance des recettes, nos interlocuteurs affirment qu’il faut accélérer la finalisation des grands projets d’animations comme le parc d’attractions de Marrakech ou les 8 musées qui étaient prévus dans la province de Ouarzazate.
En effet, si l’attractivité internationale de la destination ne cesse de se renforcer avec une croissance constante des arrivées, la priorité actuelle est de combler l’écart avec celle des nuitées en diversifiant l’offre actuelle avec de nouvelles animations pour être en mesure de développer sa rentabilité.