C’est un cap symbolique : l’or a franchi les 3.000 dollars l’once (29,097 dirhams) ce vendredi, atteignant un nouveau record. La montée des incertitudes économiques et l’espoir d’une baisse des taux de la Réserve fédérale américaine ont dopé le métal précieux, valeur refuge par excellence.
Dans le même temps, la guerre commerciale entre Washington et Bruxelles s’intensifie : Donald Trump menace d’une taxe de 200% sur le vin européen après que l’UE a imposé un droit de douane de 50% sur le whisky américain. De quoi renforcer encore la nervosité des marchés.
Les derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis (PPI et CPI) montrent un ralentissement des prix en février, donnant plus de latitude à la Fed pour baisser ses taux, une bonne nouvelle pour l’or, qui devient d’autant plus attractif face à des rendements obligataires en baisse.
Un autre facteur de soutien est l’appétit toujours fort des investisseurs, avec une demande robuste sur les ETF, et l’appui des banques centrales, notamment la Chine, qui poursuit ses achats pour un quatrième mois consécutif. Résultat : sur la semaine, l’or enregistre une hausse de près de 3%.